Glossaire, dictionnaire héraldique: évolution de 1679 à 1905

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Glossaire français - anglais : 500 mots avec dessin des écus
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Abaissé

Se dit d'une pièce mise en dessous de la place que la règle héraldique lui assigne. Se dit aussi des oiseaux dont les ailes, non étendues, sont dirigées vers la pointe de l'écu.

1772 Se dit du vol ou des ailes des Aigles, lorsque le bout de leurs ailes est en embas et vers la pointe de l'écu, ou qu'elles sont pliées ; au lieu que leur situation naturelle est d'être ouvertes et déployées, de sorte que les bouts tendent vers les angles ou le chef de l'écu. Voyez Vol. Le chevron, le pal, la bande, sont aussi dits abaissés, quand la pointe finit au coeur de l'écu ou au-dessous. Voyez Chevron, Pal, etc. On dit aussi qu'une pièce est abaissée, lorsqu'elle est au-dessous de sa situation ordinaire. Ainsi les Commandeurs de Malte qui ont des chefs dans leurs Armoiries de Famille, sont obligés de les abaisser sous celui de la Religion. François de Boczossel Mongontier, Chevalier de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, Commandeur de Saint Paul, Maréchal de son Ordre, et depuis Bailli de Lyon. D'or au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux tires, abaissé sous un autre chef des armoiries de la Religion de Saint Jean de Jerusalem, de gueules à la croix d'argent. 1780 Se dit des pièces qui sont au-dessous de leur situation ordinaire, comme le chef qui occupe ordinairement le tiers de l'écu le plus haut, peut être abaissé sous un autre chef de concession, de patronage, de religion, etc. Ainsi les Commandeurs et Chevaliers de l'Ordre de S. Jean de Jérusalem, qui ont des chefs dans leurs armoiries, les abaissent nécessairement sous celui de leur religion. La fasce peut aussi être abaissée quand on la place plus bas que le tiers du milieu de l'écu qu'elle occupe ordinairement. Le chevron de même. Le vol et les ailes des oiseaux peuvent aussi être abaissés, quand, au lieu d'être élevés vers le chef de l'écu, ils descendent vers la pointe. 1798 Se dit de toutes les pièces placées dans l'écu au-dessous de leur situation ordinaire, et particulièrement du vol des oiseaux, lorsque l'extrémité de leurs ailes est inclinée vers la pointe de l'écu. Vol abaissé. 1843 Se dit du vol des aigles, quand leurs ailes étendues, au lieu d'avoir la pointe relevée vers le haut, l'ont tournée vers le bas de l'écu. Le chef abaissé est celui qui n'ayant que deux tiers de sa hauteur ordinaire, ne touche pas au sommet de l'écu ; il soutient souvent un autre chef. Le chevron, la bande, le pal sont abaissés, quand, au lieu de traverser tout l'écu, ils ne descendent que du centre. 1864 Se dit des pièces qui sont au-dessous de leur situation ordinaire. Le chef, la fasce, le chevron, le vol peuvent être abaissés sous un chef de patronage ou de religion. 1872 Se dit des pièces qui sont au-dessous de leurs situations ordinaires. 1885 Se dit des pièces qui se trouvent au-dessous de la position qu'elles occupent ordinairement. Le chef, par exemple, peut être abaissé sous un autre chef de concession, de patronage, de religion, etc.; ainsi les chevaliers de Malte qui ont un chef dans leurs armes, l'abaissent sous celui de la religion. La fasce se dit aussi abaissée, quand on la met plus bas que le tiers du milieu de l'écu. Le vol et les ailes des oiseaux sont abaissés quand ils se dirigent vers la pointe. 1887 Se dit : 1° d'une figure posée au-dessous de la place qui lui est propre dans l'écu ; 2° des ailes d'oiseau dont le bout se dirige vers la pointe de l'écu ; 3° d'une épée, bâton ou autre objet pareil, dirigé par celui qui le tient, vers le sol ou vers la pointe de l'écu. 1899 Cette expression s'emploie pour le chevron, le pal, la bande, la fasce, de quelques autres pièces, et autres meubles de l'écu, lorsqu'ils se trouvent posés dans une situation plus basse qu'à l'ordinaire. Elle s'emploie aussi pour le chef, lorsqu'il se trouve sous un autre chef, que l'on a par concession ou par état. Les chevaliers et commandeurs de Malte, qui ont un chef dans leurs armoiries, l'abaissent sous celui de la religion. Abaissé, se dit aussi de l'aigle, lorsque ses ailes paraissent pendantes et les extrémités ou pointes se dirigent vers le bas de l'écu. Les ailes abaissées de cet oiseau s'expriment par ces mots : au vol abaissé. 1901 Se dit de l'aigle dont les ailes tendent vers le bas de l'écu ; du pal, de la fasce, du chevron, de la bande et d'autres meubles de l'écu qui s'arrêtent vers le chef de ce dernier ; d'une épée dont la pointe est dirigée vers la base de l'écu. Le terme abaissé se dit encore du chef lorsqu'il se trouve sous un autre chef. 1905 Se dit d'une pièce mise en dessous de la place que la règle héraldique lui assigne. Se dit aussi des oiseaux dont les ailes, non étendues, sont dirigées vers la pointe de l'écu.

Abanne

Grosse cane.

Abarca

Sandale.

Abbatis

Un bouquet d'arbres coupés, (un abattis formé de sapins couchés).

1905 Amas de choses abattues, brisées.

Abbaye

Monastère dirigé par un abbé ou une abbesse.

Abbesse

Supérieure d'une abbaye.

Abeille

(ou Mouche à miel) - Cet insecte est représenté montant, les pattes étendues, les ailes tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier cas l'abeille est volante.

1887 Cet insecte est représenté montant, les ailes tantôt closes, tantôt étendues. Dans ce dernier cas l'abeille est volante. 1899 Les abeilles se représentent vues de dos, la tête levée vers le chef, les pattes étendues et les ailes entr-ouvertes. Elles furent adoptées comme emblème par Louis XII et l'Empire. 1901 Insecte représenté montant, les ailes étendues et prêt à prendre son vol. 1905 L'abeille est représentée montante, vue de dos avec les pattes étendues et les ailes entr'ouvertes.

Abîme

Ce mot s'emploie pour désigner une pièce qui est au centre de l'écu, sans toucher ni charger aucune autre pièce. On dit d'un petit écu placé au milieu d'un grand, qu'il est en abîme toutes les fois qu'on commence par toute autre figure que par celle du milieu. Une pièce en abîme est ordinairement au milieu de trois pièces ou meubles, et est nommée la dernière. Cependant la pièce en abîme est quelquefois seule. Voyez les articles sur le tout, et sur le tout du tout. On peut également dire "en coeur".

1694 Sub. m. L's ne se prononce point. Abysme Terme de Blason, c'est le milieu de l'ecu. On dit d'une piece qui est dans le milieu de l'ecu, sans toucher à d'autres pieces qu'elle est en abysme. Il porte d'asur à une fleurdelis d'or en abysme. 1772 C'est le centre ou le milieu de l'écu, en sorte que la piece qu'on y met ne touche et ne charge aucune autre piece. Ainsi on dit d'un petit écu qui est mis au milieu d'un grand, qu'il est en abysme; et tout autant de fois qu'on commence par toute autre figure que par celle du milieu, on dit que celle qui est au milieu est en abysme, comme si on vouloit dire que les autres grandes pieces étant élevées en relief, celle-là paroît petite, et comme cachée et abysmée. Il porte trois besans d'or avec une fleur de lis en abysme: ainsi ce terme ne signifie pas simplement le milieu de l'écu, car il est relatif, et suppose d'autres pieces, au milieu desquelles une plus petite est abysmée. 1780 C'est le centre ou le milieu de l'écu ; en sorte que la pièce qu'on y met ne touche et ne charge aucune autre pièce : ainsi, on dit d'un petit écu qui est mis au milieu d'un plus grand, qu'il est en abîme. Ainsi toutes les fois qu'on commence par toute autre figure que celle qui occupe le milieu, on dit que cette pièce qui est au milieu est en abîme, comme si on voulait dire que les autres plus grandes pièces étant relevées en relief, celle-là paraît petite et comme cachée et abîmée. 1798 Abîme, se dit du milieu de l'écu; et il n'est d'usage qu'en cette phrase, En abîme. Ainsi on dit d'une pièce qui est posée au milieu de l'écu sans être chargée d'aucune autre pièce, et sans toucher à aucune autre pièce de l'écu, qu'elle est en abîme. Il porte d'azur à une fleur-de-lis d'or en abîme. 1843 Une pièce est posée en abîme, quand elle est au centre de l'écu et qu'elle ne touche aucune autre pièce. 1864 Se dit quand au milieu de quatre ou plusieurs figures qui paraissent remplir l'écu on en voit une beaucoup plus petite. Comme s'il y avait un croissant, une étoile ou une rose entre les quatre lions des armoiries de Beauveau et recouvrant une partie de leur image, on dirait qu'elle est en abîme. 1872 Centre de l'écu. 1885 Une pièce est posée en abîme ou en coeur, quand elle occupe le milieu de l'écu. 1887 Nom du centre de l'écu. 1899 Ce mot s'emploie pour désigner une pièce qui est au centre de l'écu, sans toucher ni charger aucune autre pièce. On dit d'un petit écu placé au milieu d'un grand, qu'il est en abîme toutes les fois qu'on commence par toute autre figure que par celle du milieu. Une pièce en abîme est ordinairement au milieu de trois pièces ou meubles, et est nommée la dernière. Cependant la pièce en abîme est quelquefois seule. Voyez les articles sur le tout, et sur le tout du tout. 1901 Centre de l'écu ou bouclier. Ce terme sert désigner la position d'une pièce entourée de plusieurs autres. 1905 C'est le point central de l'écu. La pièce qu'on met en abîme ne touche ni ne charge aucune pièce. Toutes les pièces autour de la centrale étant considérées comme en relief, celle en abîme est comme située au fond.

Ablette

Petit poisson d'eau douce plat et mince, qui a le dos vert et le ventre blanc.

Abouté

Se dit de pièces allongées mises bout à bout et correspondant entre elles par les pointes, comme des otelles, des fusées, des épées, des branches, des losanges et parfois des mouchetures d'hermine etc... dont les bouts correspondent et se joignent en croix, sautoir, pairle, chevron, etc... C'est aussi l'attribut d'une pièce dont le bout est arrondi (aboutée arrondie) ou qui est garni d'un bout (aboutée de tel émail).

1772 Se dit de quatre hermines, dont les bouts se répondent et se joignent en croix. 1780 Se dit de quatre hermines dont les bouts se répondent et se joignent en croix. 1798 Il se dit de différentes pièces d'armoiries qui se répondent par les pointes. 1843 Quatre mouchetures d'hermine ou quatre otelles prennent l'épithète d'aboutées, quand elles sont posées les pointes en regard et en forme de croix. 1864 Se dit de quatre pièces dont les bouts se répondent et se joignent en croix. 1872 Se dit de certaines pièces qui se touchent par un point. 1885 Quatre mouchetures d'hermine ou quatre otelles réunies en forme de croix, sont aboutées. 1887 Se dit de losanges, fusées, mâcles et figures pareilles qui s'entretouchent de leurs bouts aigus. 1899 Se dit de quatre hermines dont les bouts se répondent et se joignent en croix et aussi des croix, épées, coeurs, etc... 1901 Se dit de trois ou quatre symboles posés en triangle ou en croix dans l'écu et réunis par leur bout. 1905 Se dit des pièces allongées placées bout à bout et correspondant par les pointes. C'est l'attribut des fusées, des otelles, des branches, des épées, des losanges. Les mouchetures d'hermine sont dites aboutées quand leurs bouts correspondent et se joignent en croix. Se dit aussi des pièces dont l'extrémité est arrondie et garnie d'un bout.

Abrasant

Guivre abrasante (pour un serpent). Peut-être Hallissante.

Abricot

Fruit de l'abricotier.

Abricotier

Arbre à fleurs blanches ou roses. Jacques Cottier, médecin de Louis XI, tombé en disgrâce, se réfugia dans une maison où il planta à l'entrée un abricotier, faisant entendre par là que Cottier était à l'abri. Il porta d'or à l'abricotier de sinople. Exemple d'armes parlantes.

1901 Jacques Cottier, Coctier ou Coythier, premier médecin de Louis XI, roi de France, et président en la Chambre des Comptes de Paris, avait pour armes : d'or à l'abricotier de sinople.

Abysme

Voir Abîme.

Acacia

Arbre de haute tige, et d'un bois tendre et moelleux, ayant des branches semées d'épines, et portant des fleurs blanches qui viennent par bouquets.

Acacia-robinier

Robinier faux acacia : arbre épineux à fleurs blanches.

Acanthe

Plante à feuilles longues. Utilisée en ornementation la feuille d'acanthe très découpée est représentée soit seules, soit enroulées en volute dans des rinceaux.

Accolé

Ce terme a plusieurs acceptions. Deux écus sont juxtaposés, par exemple si une femme joint son écu à celui de son mari, dans ce cas ils sont dits accolés. Des macles, losanges, fusées lorsqu'ils se touchent par le flanc (ou la pointe, mais il vaut mieux dire abouté ou appointé dans ce cas), sans remplir l'écu, on peut lire aussi collé. Des éléments entortillés comme un serpent ou bisse autour d'une colonne, un cep de vigne à un échalas. Certains disent qu'on emploi le terme accolé aussi pour les colliers des animaux à quatre pattes, mais d'autres disent qu'il faut employer le terme colleté pour tous les animaux. Les colliers d'ordre de chevalerie dont on entoure les écus sont dits accolés, ainsi que les attributs qui accompagnent l'écu dans la présentation des armoiries derrière le blason. Accolé peut aussi désigner une attache sur un collier.

1780 Se prend 1° pour deux écus joints et attenants ensemble : les femmes accollent leurs écus à ceux de leurs maris. 2° Les fusées, les losanges, les macles etc. sont censées accollées quand elles se touchent de leurs flancs ou de leurs pointes, sans remplir tout l'écu. 3° Accollé, se dit des chiens, des vaches et autres animaux qui ont des colliers, ou des couronnes passées dans le col. 4° Des choses qui sont entortillées à d'autres, comme une vigne à l'échalas, un serpent à une colonne, à un arbre etc. 5° On se sert de ce terme pour les clefs, bâtons, masses, épées, bannières et autres choses semblables qu'on passe en sautoir derrière l'écu. 1798 Se dit de deux choses attenantes et jointes ensemble. Les écus de France et de Navarre sont ordinairement accolés. 1843 Se dit 1° des fusées, des losanges, etc., qui se touchent par leurs flancs ; 2° d'un arbre, d'une croix, d'une colonne, etc., autour desquels s'enlace une vigne, un serpent, etc. ; 3° de deux écus qui se touchent ; la femme accolle ses armes de celles de son mari. 1864 Se prend en blason en quatre sens différents. 1° Pour deux choses attenantes et jointes ensemble, ainsi les femmes accolent leurs écus à ceux de leurs maris; 2° pour indiquer qu'un animal est orné d'un collier, comme les chiens, les aigles; 3° pour indiquer une chose entortillée à une autre, comme un serpent à une colombe; 4° pour indiquer que deux clefs, bâtons, masses, épées, etc, sont passés en sautoir derrière l'écu. 1872 Se dit d'un écusson joint à un autre. Se dit aussi des animaux ayant un collier. 1885 Se prend dans plusieurs sens. Deux écus qui se joignent sont accolés. La femme accole le sien à celui de son mari. Les fusées, les losanges et les macles sont accolées quand elles se touchent de leurs flancs ou de leurs pointes sans remplir tout l'écu. Une vigne grimpante est accolée à l'échalas; un serpent est accolé à une colonne quand il se roule autour. 1887 Se dit : 1° de deux écussons qui se joignent, comme par exemple ceux de deux époux ; 2° de losanges, fusées, mâcles qui se touchent de leurs flancs ; 3° d'un cep de vigne rampant contre son échalas, d'une colonne environnée d'un serpent ou d'un rameau de laurier ou d'olivier, d'une épée environnée d'un rameau pareil etc. 1899 Cette expression s'emploie en plusieurs sens différents. 1) Pour deux choses attenantes et jointes ensemble, comme les écus de France et de Navarre qui sont accolés sous une même couronne dans les armes de France. Les femmes accolent leurs écus à ceux de leurs maris. Les fusées, les losanges, les mascles, sont aussi nommées accolées, quand elles se touchent de leurs flancs ou de leurs pointes, sans remplir tout l'écu. 2) Accolé, se dit aussi des chiens, des vaches, des aigles, des cygnes, et autres animaux, qui ont des colliers ou des couronnes autour du cou (V. Colleté). 3) Des choses qui sont entortillées à d'autres, comme une vigne à un échalas, un serpent à une colonne, ou à un arbre, etc... 4) On se sert aussi de ce terme, pour des clefs, bâtons, masses, épées, bannières et autres choses semblables, qu'on passe en sautoir derrière l'écu, et beaucoup mieux encore pour les colliers des ordres qui environnent l'écu. Les chevaliers des Ordres accolent leurs armoiries de l'Ordre de Saint-Michel et de celui du Saint-Esprit. Les grands-croix et commandeurs de l'ordre de Saint-Louis accolent leur écu d'un ruban rouge, où est attachée la croix du saint. 1901 Attribut de tout animal qui a un collier ou une couronne passée au cou ; des macles, losanges, fusées, etc., qui se touchent par leurs angles latéraux ; d'un cep de vigne attaché à un échalas ; d'un serpent ou bisse s'enroulant autour d'un arbre ; d'une plante ou d'une colonne ; de deux écussons joints ensemble par les flancs ; des colliers ou rubans d'ordres de chevalerie qui environnement l'écu. 1905 Pièce posée près d'une autre et qui la touche. Les clefs, les losanges, les mascles, les rustres, les fusées sont souvent accolés. Accolé est aussi l'attribut d'un objet enroulé autour d'un autre, comme une vigne autour d'un échalas. Se dit encore de deux écus mis côte à côte et des colliers de chevalerie dont on entoure les écus. On a étendu ce terme aux bâtons de maréchaux, aux sceptres et mains de justice, aux étendards, aux crosses ; ces insignes sont dits accolés à l'écu. Un seul bâton pastoral placé derrière l'écu est dit accolé, c'est-à-dire collé à l'écu. S'emploie parfois fautivement comme synonyme de colleté.

Accollé

Voir Accolé.

1780 Voir Accolé.

Accompagné

Se dit lorsque la pièce principale ou la figure placée au centre de l'écu ou d'une pièce, est accompagnée d'autres figures ou meubles. Les anciens disaient parfois environné pour accompagné lorsqu'il y en avait plusieurs (environné en orle). Pour la croix ou le sautoir on lui préférera le mot cantonné. Dans l'exemple ci-dessous, on blasonne: d'azur, au chevron d'or, accompagné en chef de 2 billettes du mesme, l'une à dextre posée en fasce, l'autre à senestre posée en pal, et en pointe d'une fleurdelys d'or.

1772 Il se dit de quelques pieces honorables qui en ont d'autres en séantes partitions. Ainsi on dit que la croix est accompagnée de quatre étoiles, de quatre coquilles, et seize alérions, de vingt billettes, lorsque ces choses sont également disposées dans les quatre cantons qu'elle laisse vuides dans l'écu. Voyez Croix, Alérion, Billettes , etc. Le chevron peut être accompagné de trois croissans, deux en chef et un en pointe, de trois roses; de trois besans, etc. La fasce peut être accompagnée de deux lozanges, deux molettes, deux croisettes, etc. l'une en chef, l'autre en pointe, ou de quatre tourteaux, quatre aiglettes, etc. deux en chef et deux en pointe. Le pairle de trois pieces semblables, une en chef et deux aux flancs, et le sautoir de quatre; la première en chef, la seconde en pointe, et les deux autres aux flancs. On dit la même chose des pieces mises dans le sens de celles-là, comme deux clefs en sautoir, trois poissons mis en pairle, etc. Voyez Sautoir, Pairle, etc. 1780 Se dit de quelques pièces honorables qui en ont d'autres en séantes partitions. Une fasce, une bande, un chevron, un pairle, un lion, etc. peuvent être accompagnés de deux ou de plusieurs pièces. 1843 Se dit d'une pièce principale, à côté, au-dessus ou par-dessous de laquelle il y en a d'autres. 1864 Se dit des pièces honorables qui sont entourées d'autres pièces moins importantes. Ainsi la croix accompagnée de quatre étoiles, le chevron de trois croissants, la fasce de deux losanges. 1872 Se dit des pièces qui en ont d'autres près d'elles. 1885 Se dit des pièces honorables quand elles en ont d'autres en sécantes partitions. Ainsi la croix peut être dite accompagnée de quatre soleils, lorsque ces derniers se trouvent aux cantons de la croix. Le chevron peut être accompagné de trois croissants, deux en chef et un en pointe; de trois roses, de trois besants, etc. Quelquefois on étend cette expression aux autres figures lorsqu'elles sont mises dans le même sens que les pièces honorables, comme deux clefs en sautoir, trois poissons en pairle, etc. 1887 Se dit de pièces qui en ont d'autres près d'elles, et dans ce cas principalement d'une pièce placée au centre de l'écu. 1899 On appelle, dans le blason, pièces honorables, ou pièces du premier ordre, celles qui, dans leur largeur la plus ordinaire, remplissent à peu près le tiers de l'écu, qui en occupent les principales places, et dont les extrémités touchent ses bords. Ces pièces sont souvent accompagnées, d'autres pièces de moindre valeur dans le blason. Le mot accompagné convient à la fasce, au chevron, au pairle, à la pile, etc ..., mais pas au chef qui dans ce cas est dit : Chargé. Une ou plusieurs bandes sont accompagnées, lorsqu'elles ont à leurs côtés, des pièces ou meubles de longueur dans leur position naturelle, c'est-à-dire perpendiculaire car si ces pièces ou meubles étaient inclinés en diagonale dans le sens de la bande, celle-ci serait accotée. Accompagné, se dit aussi du lion, de l'aigle, de divers animaux quadrupèdes, volatiles, ou reptiles, lorsque quelques meubles ou pièces, se trouvent dans leurs positions naturelles, au-dessus, au-dessous ou aux côtés. 1901 Se dit des chevrons, fasces, bandes, pals, etc., environnés d'emblèmes posés verticalement. Quand ces derniers occupent une position parallèle diagonale, on dit alors que les chevrons, fasces, bandes, etc., sont accotés. Le terme accompagné s'applique aussi au lion, au léopard et à l'aigle, lorsque quelques pièces se trouvent au-dessus, au-dessous ou à leurs côtés. 1905 Se dit de certaines pièces honorables, comme le pal, la fasce, le chevron, le croissant, etc., quand elles ont à leurs côtés des pièces secondaires en séantes positions, c'est-à-dire perpendiculairement. Se dit aussi des animaux, des plantes, etc., qui ont des meubles en séantes positions au-dessus, au-dessous ou aux côtés.

Accorné

(ou Encorné) - S'emploie pour désigner l'émail des cornes des animaux quand il est différent de celui de leur corps. Pour le cerf, on dit ordinairement ramé.

1694 Adj. Qui a des cornes. Il n'est employé que dans le blason. 1772 Il se dit de tout animal qui est marqué dans l'écu, lorsque ses cornes font d'autres couleurs que l'animal. 1780 Se dit de tous les animaux qui ont des cornes, quand elles sont d'autres couleurs que l'animal. 1798 Il se dit des animaux qui ont des cornes, quand elles sont d'une autre couleur que l'animal. 1843 Armé de cornes d'un autre émail que le reste du corps. 1864 Se dit de tous les animaux à cornes quand l'on veut représenter cette partie de la tête avec une couleur autre que le reste de l'animal. 1872 Se dit de tous les animaux à cornes, quand elles sont d'autres couleurs que l'animal. 1885 S'emploie pour désigner l'émail des cornes, des animaux. 1887 Exprime l'émail des cornes des animaux et principalement de celles du bétail, quand cet émail est autre que celui du corps. Pour le cerf, on dit ramé. 1899 Se dit de tout animal à cornes, lorsque ces cornes sont d'un autre émail que le corps de l'animal. 1901 Ce terme s'emploie pour désigner l'émail des cornes des ruminants ou d'autres espèces, lorsqu'il est différent de celui de leurs corps. 1905 Se dit des animaux cornus représentés avec les cornes d'un émail ou métal différent de celui du corps.

Accosté

Se dit du pal, de la bande, de la barre, quand ces pièces ont à leurs côtés d'autres pièces moindres. Le pal est accosté de six annelets, quand il y en a trois d'un côté et autant de l'autre ; la bande est accostée, quand les pièces qui sont à ses côtés sont couchées dans le même sens qu'elle, et qu'il y en a le même nombre de chaque côté. Les bandes qui ont aux côtés des pièces rondes, comme besants, tourteaux, annelets, roses, s'appellent accompagnées plutôt qu'accostées. Exemples ci-dessous: de gueules, à la bande d'or, accompagné en chef de 3 besants d'or, posés et bande, et en pointe de 3 billettes d'argent en pal, mais posées en bande. Le 2ème exemple montre un pal accosté en chef de 2 fleurdelys.

1772 Dont on se sert en parlant de toutes les pieces de longueur mises en pal, c'est-à-dire, occupant le tiers de l'écu de haut en bas par le milieu, ou mises en bande; ce qui veut dire occupant diagonalement le tiers de l'écu de droite à gauche, quand elles ont d'autres pieces à leurs côtés. Le pal est dit accosté de six annelets quand il y en a trois d'un côté et autant de l'autre; et la bande est dite accostée quand les pieces qui sont à ses côtés sont couchées du même sens, et qu'il y en a le même nombre de chaque côté. Lorsqu'on emploie des besans, des tourteaux, des roses, des annelets, qui sont des pieces rondes, on peut dire accompagné au lieu d'accosté. Voyez Accompagné. 1780 Se dit de toutes les pièces de longueur, mises en pal ou en bande, quand elles en ont d'autres à leurs côtés ; ainsi le pal peut être accosté de deux, de quatre ou de six annelets, trois d'un côté et trois de l'autre ; de même un arbre, une lance, une pique, une épée, etc. On dit le même de la bande, quand les pièces qui sont à ses côtés, suivent le même sens qu'elle ; ainsi on la dira accostée de deux, de quatre et de six billettes, quand elles seront couchées dans le même sens, trois d'un côté et trois d'un autre, suivant l'étendue de la bande. 1843 Un pal, une bande, etc., sont accostés quand ils sont accompagnés d'autres pièces accessoires posées le long de leurs côtés. 1864 Même sens qu'accompagné, s'applique particulièrement aux pièces de longueur. Ainsi on dira un pal accosté de six annelets. 1872 Se dit d'une figure ayant une ou plusieurs pièces à ses côtés. 1885 Lorsque le pal, la bande, la barre sont accompagnés de figures placées dans le même sens, on dit qu'elles sont accostées. Ainsi le pal peut être accosté de deux, de quatre, de six tourteaux; une bande de deux, de quatre roses ou plus. Mais si ces figures sont droites, il est nécessaire de l'énoncer, surtout s'il y en a six, car elles pourraient être mises en orle. 1887 Se dit : 1° d'une figure placée entre deux ou plusieurs autres ; 2° de deux figures placées côte à côte. 1899 Se dit du pal, de la bande, de la barre, quand ces pièces ont à leurs côtés d'autres pièces moindres. Le pal est accosté de six annelets, quand il y en a trois d'un côté et autant de l'autre ; la bande est accostée, quand les pièces qui sont à ses côtés sont couchées dans le même sens qu'elle, et qu'il y en a le même nombre de chaque côté. Les bandes qui ont aux côtés des pièces rondes, comme besants, tourteaux, annelets, roses, s'appellent accompagnées plutôt qu'accostées. 1905 Se dit d'une pièce principale posée en pal, en bande ou en barre quand elle en a d'autres à ses côtés. Accosté n'est jamais l'attribut d'une pièce ronde comme un besant, un anneau, etc. Les pièces accostées doivent être placées dans le sens de la pièce principale ; dans le cas contraire, elles sont dites accompagnées. Côtoyé n'est pas absolument synonyme, car il s'applique surtout aux pièces de longueurs, comme pals et bandes, quand elles sont accompagnées de menues pièces en nombre.

Accôté

Voir Accompagné.

1901 Voir Accompagné.

Accouple

Est un bâton d'un demi-pié auquel pendent deux attaches dont on se sert pour coupler les chiens.

1772 Est un bâton d'un demi-pié auquel pendent deux attaches dont on se sert pour coupler les chiens.

Accouplé

Placé par deux, très près l'un de l'autre

Accroupi

(ou Assis) - Se dit d'un lion assis sur son arrière train ou d'autres petits animaux sauvages non passant ni courant. Se dit aussi des lièvres et des lapins qui sont ramassés, ce qui est leur posture ordinaire lorsqu'ils ne sont pas courants.

1772 Se dit du Lion quand il est assis, comme celui de la ville d'Arles, et celui de Venise. On dit la même chose de tous les animaux sauvages qui sont dans cette posture, et des lievres, lapins et conils qui sont ramassés, ce qui est leur posture ordinaire, lorsqu'ils ne courent pas. 1780 Se dit du lion, quand il est assis, comme celui de Venise : on dit le même de tous les animaux sauvages qui sont en cette posture, et des lièvres, lapins et conils qui sont ramassés, ce qui est leur posture ordinaire, quand ils ne courent pas. 1864 Se dit des animaux qui sont assis sur leurs pattes et ramassés. 1872 Se dit de tout animal assis. 1885 Le lion assis prend cette qualification, ainsi que tous les animaux sauvages. Les lièvres, lapins et écureuils au repos sont aussi accroupis. 1887 Terme pour les animaux sauvages lorsqu'ils sont assis, ainsi que pour les lièvres et écureuils au repos. On peut se servir aussi bien des termes assis et couché. 1899 Se dit du lion, et autres animaux lorsqu'ils sont assis. Se dit aussi des lièvres et des lapins qui sont ramassés, ce qui est leur posture ordinaire lorsqu'ils ne sont pas courants. 1901 Position des animaux sauvages au repos, c'est-à-dire, assis sur leur derrière. 1905 Se dit du lion et des autres animaux lorsqu'ils sont assis ou ramassés.

Acculé

Se dit d'un cheval cabré qui paraît s'abaisser pour mieux s'élancer. Se dit aussi d'une licorne assise qui lève ses pattes de devant. S'applique aussi aux autres animaux généralement à quatre pattes cabrés, renversés en arrière. Ou aussi s'opposant par l'arrière. Se dit aussi de deux croissants posés l'un sur l'autre dont le premier est pointes en haut et le second pointes en bas. Se dit aussi de deux canons placés sur leur affût, sur une même ligne dont l'un est tourné à dextre et l'autre à senestre et que le grand maître de l'artillerie porte au bas de ses armoiries, comme marque de sa dignité.

1772 Il se dit d'un cheval cabré quand il est sur le cul en arriere, et de deux canons opposés sur leurs affuts, comme les deux que le Grand-Maître de l'Artillerie met au bas de ses armoiries pour marque de sa dignité. 1780 Se dit d'un cheval cabré, quand il est sur le cul en arrière, et de deux canons opposés sur leurs affûts, comme les deux que le Grand Maître de l'Artillerie met au bas de ses Armoiries pour marque de sa dignité. 1798 Un cheval acculé, cabré en arrière et sur le cul. 1864 Se dit d'un animal cabré qui tombe en arrière et aussi des canons apposés sur leurs affûts. 1872 Se dit d'un cheval cabré paraissant presque sur le derrière. 1885 Se dit des canons placés sur leur affût que le grand maître de l'artillerie porte au bas de ses armoiries, comme marque de sa dignité. Le cheval est acculé quand il est renversé en arrière. 1887 Se dit : 1° d'un cheval cabré, qui paraît s'abaisser pour mieux s'élancer ; 2° d'une licorne assise qui lève ses pattes de devant ; 3° de deux croissants posés l'un sur l'autre, dont le premier est montant et le second versé ; 4° de deux canons sur une même ligne, dont l'un est tourné à dextre et l'autre à senestre. 1899 Se dit d'un cheval cabré et renversé en arrière, de manière, qu'il semble porter sur le cul, se dit aussi de quelques autres animaux dans la même position, on le dit encore de deux canons posés sur leurs affûts. 1901 Cette expression s'applique au cheval cabré ; à la licorne assise levant ses jambes de devant ; à deux croissants dont le premier est montant et le second versé ; à deux canons dont les gueules sont tournées vers les flancs de l'écu. 1905 Se dit soit du cheval et de quelques autres animaux cabrés, renversés en arrière, soit de deux canons posés sur leurs affûts, la bouche tournée d'un côté opposé.

Ache

Plante ombellifère dont une espèce est le céleri. Elles ornent les couronnes de marquis. Feuille d'ache: feuille de céleri ou de persil.

1901 Genre de plantes ombellifères amminées, comprenant quatre espèces, dont l'une, la plus commune, est le céleri. Depuis la féodalité, les fleurons des couronnes de l'ancienne chevalerie ont été modelés sur des feuilles d'ache. Ces couronnes avaient cinq fleurons montés sur un bandeau d'or, orné de pierres précieuses. 1905 La feuille d'ache, très usitée comme élément décoratif dans l'architecture gothique, est l'ornement caractéristique de la couronne des ducs et des marquis, dont elle forme les fleurons.

Achement

Lambrequins ou chaperons d'étoffe découpés, qui environnent le casque ou l'écu. Ils sont ordinairement des mêmes émaux que les armoiries.

1772 Lambrequins ou chaperons d'étoffe découpés qui environnent le casque et l'écu. Ils sont ordinairement des mêmes émaux que les armoiries. 1798 Lambrequins découpés. 1864 Même signification que lambrequin. 1899 Lambrequins ou chaperons d'étoffe découpés, qui environnent le casque ou l'écu. Ils sont ordinairement des mêmes émaux que les armoiries.

Aciéré

Indique l'émail du fer d'un meuble, généralement une arme. Synonyme de ferré.

Acrotère

Pièce d'architecture. Eléments saillants aux angles d'un fronton.

Addextré

Voir Adextré.

1798 Voir Adextré.

Addossé

Se dit de deux animaux tournés dos à dos, ou de deux clefs dont les pannetons sont tournés en dehors, etc.

1864 Se dit de deux animaux tournés dos à dos, ou de deux clefs dont les pannetons sont tournés en dehors, etc. 1899 Se dit de deux animaux se tournant le dos, et en général de toutes les pièces de longueur qui ont deux faces différentes, comme les haches, les doloires, les marteaux. On appelle clefs adossées celles qui ont leur panneton tournés en dehors, l'un d'un côté, l'autre de l'autre.

Adextré

Se dit de toute pièce principale de l'écu quand elle est accompagnée à dextre, c'est-à-dire à droite, d'une pièce secondaire. La position de ces pièces doit toujours être indiquée soit en chef, soit en abîme, soit en pointe. Se dit aussi de la partie droite de l'écu, quand elle est d'un métal différent de la gauche.

1772 Se dit des pieces qui en ont quelqu'autre à leur droite; un pal qui n'auroit qu'un lion sur le flanc droit, seroit dit addextré de ce lion. 1780 Se dit des pièces qui en ont quelqu'autre à leur droite, comme un pal qui n'aurait qu'un lion sur le flanc droit serait dit adextré de ce lion. 1798 Se dit des pièces qui en ont une autre à leur droite. Pal adextré d'une croix. 1843 Qui a une pièce posée à sa droite. 1864 Se dit des pièces qui en ont quelqu'autre à leur droite, comme un pal qui n'aurait qu'un lion sur le flanc droit, serait dit addextré de ce lion. 1872 Se dit d'une pièce en ayant une autre à son côté dextre. 1885 Se dit des pièces qui en ont une autre à leur droite. Ainsi un pal accompagné, sur le flanc droit, d'un lion, serait dit adextré de ce lion. 1887 1° ce terme s'emploie des figures qui ont une ou plusieurs autres à leur côté dextre ; 2° nom d'une section héraldique excessivement rare que produit un pal s'unissant au flanc dextre de l'écu. Voir Senestré. 1899 Se dit des pièces qui en ont quelqu'autre à leur droite, un pal qui n'aurait qu'un lion sur le flanc droit, serait adextré de ce lion. De sinople, à trois trèfles d'argent, adextrés d'une croix d'or en chef et 1901 Cette expression désigne la position d'une pièce quelconque à droite d'un symbole de l'écu, et une section ou portion produisant un pal au côté dextre du bouclier. 1904 Se dit d'une pièce ou d'un objet qui en a un autre à sa droite. 1905 Se dit de toute pièce principale de l'écu quand elle est accompagnée à dextre, c'est-à-dire à droite, d'une pièce secondaire. La position de ces pièces doit toujours être indiquée soit en chef, soit en abîme, soit en pointe. Se dit aussi de la partie droite de l'écu, quand elle est d'un métal différent de la gauche.

Adossé

Se dit de deux animaux se tournant le dos, et en général de toutes les pièces de longueur qui ont deux faces différentes, comme les haches, les doloires, les marteaux. On appelle clefs adossées celles qui ont leur panneton tournés en dehors, l'un d'un côté, l'autre de l'autre.

1694 Part. En terme de blason il se dit de deux poissons qu'on met dos à dos. Le Duché de Bar a pour armes deux bars adossées. 1772 Il se dit de deux animaux rampans qui ont le dos l'un contre l'autre, Lions adossés: on le dit généralement de tout ce qui est de longueur, et qui a deux faces différentes, comme les haches, les doloires, les marteaux, etc. Clefs adossées, c'est-à-dire, qui ont leurs pannetons tournés en dehors, l'un d'un côté et l'autre de l'autre. Haches adossées, marteaux adossés. 1780 Se dit de deux animaux qui sont rampants, les dos tournés, comme deux lions, etc. deux clefs sont aussi dites adossées quand leurs pannetons sont tournés en dehors, l'un d'un côté, l'autre de l'autre ; de même deux faux, et généralement tout ce qui est de longueur, et qui a deux faces différentes, comme les haches, les doloires, les marteaux. 1798 Se dit de deux pièces d'armoiries, comme deux lions, deux poissons, mis dos à dos. Le Duché de Bar a pour armes deux bars adossés. Il porte de gueules à deux lions adossés. 1843 Se dit de deux animaux, de deux clefs ou de deux objets posés en pal et tournés dos à dos. 1872 Se dit de deux êtres vivants qui se tournent le dos. 1885 S'emploie pour désigner la position de deux animaux qui se tournent le dos. De même pour deux clefs dont les pannetons sont tournés en dehors, l'un à dextre, l'autre à sénestre, et généralement tous les objets qui peuvent être posés en pal, quoique sur des côtés différents, tels que les faux, les haches, les doloires, les marteaux, etc., etc. 1887 Se dit de deux animaux ou objets tels que lions, poissons, faux, haches, etc., qui se tournent le dos ; de deux clés dont les pannetons sont tournés en dehors, etc. ; de deux demi-vols dont les dossiers sont tournés l'un vers l'autre, etc. 1901 Se dit de deux animaux ou emblèmes quelconques qui se tournent le dos. Deux têtes d'animaux dont les faces sont opposées, sont aussi qualifiées d'adossées. 1904 Dos à dos. 1905 Se dit de deux pièces pareilles représentées sur l'écu dos à dos, que ce soit des animaux ou des objets.

Aérostat

Appareil qui s'élève dans les airs, appelé montgolfière.

1905 Appareil qui s'élève dans les airs, appelé montgolfière.

Affaissé

Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le bas de l'écu. Voir voûté.

1887 Se dit d'une fasce ou bande, courbée vers le bas de l'écu. Voir voûté. 1901 Terme indiquant la courbure d'une fasce, d'un chevron ou d'une bande.

Affronté

Se dit de deux animaux qui se regardent, comme deux lions, deux autres animaux ou deux têtes d'animaux. C'est l'opposé d'adossé. Il en est de même pour toutes pièces se regardant ou tournées l'une vers l'autre, marteaux, haches, faux, croissant, etc... Synonyme de confronté. En principe les meubles ou figures affrontées ne se touchent pas, si elles se touchent elles sont dites alors contre-rampantes, contre-pointées, etc... Les deux figures ou meubles affrontés peuvent être de nature tout à fait différente.

1772 C'est le contraire d'adossé; il se dit de deux choses opposées de front, comme deux lions, ou deux autres animaux. 1780 Est le contraire d'adossé, et se dit de deux choses qui sont opposées de front, comme deux lions ou deux autres animaux. 1798 Se dit de deux animaux qui se regardent. Deux lions affrontés. 1843 Ce terme est le contraire d'adossé. 1864 Est le contraire d'addossé. 1872 Contraire d'Adossé. 1885 C'est le contraire du précédent. Deux animaux sont affrontés quand ils se font face l'un à l'autre. 1887 C'est le contraire d'adossé. On le dit d'animaux ou objets qui se font face l'un à l'autre. 1899 Se dit de deux choses opposées de front, comme deux lions, deux autres animaux ou deux têtes d'animaux. C'est l'opposé d'adossé. 1901 Est l'antithèse d'adossé. On le dit aussi pour des animaux dont les têtes seules se regardent. Des faulx, des clefs et d'autres pièces de longueur qui ont deux côtés différents et qui se trouvent l'une vis-à-vis de l'autre, les tiges et manches écartés, sont qualifiées d'affrontées. 1904 Face à face. 1905 Se dit de deux animaux ou de deux têtes d'animaux qui se regardent, et de deux choses qui sont opposées de front. Se dit aussi des objets dont les tranchants ou les pointes se regardent. Croissants affrontés sont ceux dont les concavités se regardent.

Affût

Machine de bois servant à poser, à soutenir le canon.

Affûté

Se dit d'un canon qui n'est pas du même émail que son affût.

1885 Se dit d'un canon qui n'est pas de même émail que son affût. 1887 Se dit de l'émail de l'affût d'un canon. 1899 Se dit d'un canon qui n'est pas du même émail que son affût. 1901 Mot qui désigne l'émail de l'affût d'un canon ou d'un mortier. 1905 Se dit d'un canon représenté avec un affût d'un émail ou d'un métal différent du sien (ce terme n'est guère en usage dans les armoiries modernes).

Agace

Vieux nom de la pie, pie grièche, agache (en picard: corneille : toutes nos excuses aux picards, cette information extraite de l'armorial de BELLEVAL (Armorial de Ponthieu et Vimeu, blason de la famille LAGACHE (page 380 du Tome 1) semble inexacte, l'agace étant bien la pie... "pisqu'on apareille poé un djai aveu in-ne agache !" Merci au picard Jean-Michel).

1905 Nom de la pie quand elle est figurée dans l'écu.

Agache

Voir Agace.

Agasse

Voir Agace.

1905 Voir Agace.

Agasso

Pie en provençal.

Agité

Attribut des eaux quand elles n'ont pas leur calme habituel. Terme qui s'emploie d'une mer lorsque l'ombre des vagues est d'un autre émail que celui de l'eau. Synonyme de ombré pour les eaux.

1887 Terme qui s'emploie d'une mer lorsque l'ombre des vagues est d'un autre émail que celui de l'eau. 1901 Indique la mer dont l'ombre des ondes est d'un émail différent de celui de l'eau. 1905 Se dit des flots de la mer ou de l'eau quand ils sont représentés en mouvement.

Agneau

Plus souvent employé, sous le nom de mouton. Voyez ce mot. Lorsqu'il s'agit d'un agneau pascal (paschal) il prend aussi le nom d'Agnus Dei; on le représente tenant une croix à laquelle est attachée une oriflamme chargée d'une croisette de gueules ou quelque fois d'un gonfanon d'argent chargé d'une croix de gueules. Lorsque ces émaux sont autres, il faut l'indiquer. On le dit arboré de son étendard. L'agneau doit toujours être représenté de profil et passant.

1885 On le nomme Agneau pascal lorsqu'il tient une banderole. Il prend aussi le nom d'Agnus Dei. 1887 Cet animal, d'ordinaire passant, prend le nom d'agneau pascal ou Agnus Dei lorsqu'il tient une bannière, ou quelquefois un gonfanon, d'argent, chargé d'une croix de gueules. Lorsque ces émaux sont autres, on doit l'indiquer. 1899 Plus souvent employé, sous le nom de mouton. Voyez ce mot. On appelle Agneau pascal, celui qui tient une banderole ou panonceau chargé, en bas d'une croisette. On le nomme aussi Agnus Dei, il est toujours figuré passant. 1901 Animal représenté passant. On le nomme agneau pascal qu'il tient un pannonceau d'argent chargé d'une croisette ordinairement de gueules. En cas contraire, on spécifie les émaux. 1905 Il est toujours représenté de profil et passant.

Agneau-Pascal

Agneau de Dieu. Est un nom que l'on donne aux pains de cire empreints de la figure d'un agneau portant l'étendard de la croix.

1843 Agneau qui porte une petite bannière. 1905 Figuration de l'agneau porte-étendard qui tient par une de ses pattes de devant la bannière du Christ, frappée d'une croix de gueules sur champ d'argent. L'agneau pascal est toujours représenté passant, et souvent nimbé.

Agnelet

Petit agneau.

1905 Petit agneau.

Agnon

Voir Agneau.

Agnus Dei

Voir Agneau pascal.

Agun

Voir Agneau.

Aigle

Figure héraldique qui, avec le lion et la fleur-de-lys sont dans l'art héraldique les plus chargées de symboles et d'ancienneté. Pour ces raisons elles ont subit de nombreuses évolutions dans le temps. Le plus héraldique de tous les oiseaux, symbole de la Royauté. L'aigle héraldique est toujours au féminin bien qu'au XVIIe siècle on le trouve souvent au masculin. Quand elle a les deux ailes ouvertes et étendues, on l'appelle éployée. Elle a le vol abaissé quand elles sont rabattues vers la pointe de l'écu. Elle regarde ordinairement à dextre, toutefois lorsqu'elles regardent à senestre l'aigle est dite contournée. Si elle (l'aigle) est répétée plusieurs fois dans l'écu, trois au minimum et le vol étendu, elles se nomment aiglettes ou aiglons, quand le vol est abaissé on doit le spécifier. On appelle vol d'aigle, les deux ailes sans corps, demi-vol une seule aile. On dit becquée, lampassée ou langué, armée, onglée, membrée de ... lorsque ces parties sont d'un autre émail que celui du corps. Elle peut être couronnée ou diadémée. L'aigle peut être présenté avec deux têtes, dans ce cas il faut l'exprimer et ne pas dire comme certains auteurs l'ont fait que c'est l'aigle dite éployée. L'aigle est démembrée lorsque ses membres sont séparés de son corps. L'aigle est seule capable de lutter contre le soleil. L'aigle peut tenir quelque chose en son bec. Enfin tréflée.

1679 Depuis a emporté le prix, & grandeur en armoiries, de laquelle anciennement, les grands seullement, en ornoyent leurs escus. Nul ne l'osoit porter en ses armes, s'il ne luy estoit donné par les souverains, dautant qu'ils l'estimoyent cher, & à eux propre. Il se trouve quelquesfois, ayant deux testes sur un seul corps. Aucunesfois ayans diadesmes, ou couronnes (comme les armes du sacré Empire) n'ayans tousiours que deux aisles & deux iambes, avec leurs griffes & ongles. En ce temps, on en voit souvent an armes, tant en chef qu'autrement. 1843 Elle se représente montrant l'estomac, la tête haute et les ailes étendues et relevées vers le chef de l'écu. 1872 En héraldie, aigle est du féminin. 1885 En blason, l'aigle est du genre féminin. Son attitude est d'avoir les ailes ouvertes, et l'on dit qu'elle a le vol abaissé quand ses ailes sont tournées vers la pointe de l'écu. On voit souvent l'aigle avec deux têtes. On la nomme dans ce cas éployée, mais on doit alors la ranger au nombre des figures chimériques. 1887 En langage héraldique, est du genre féminin. Sous sa forme naturelle, l'aigle est assez rare en armoiries ; on la nomme aigle de profil, de ce qu'on la met toujours de profil. L'aigle héraldique, celle qui s'appelle aigle tout court, est représentée le corps érigé, les ailes ouvertes et étendues des deux côtés, la tête de profil, les pattes écartées, la queue descendante verticalement et ornée de plumes ondoyantes. Lorsqu'elle a deux têtes, elle reçoit le nom d'aigle éployée. Il est absolument indifférent si le bout des ailes d'une aigle soit tourné vers le chef ou vers la pointe de l'écu, ce qui dépendait du goût régnant à telle ou telle époque et des habitudes des peintres ou sculpteurs d'autrefois. Aux temps chevaleresques, l'aigle avait toujours les ailes abaissées ; aujourd'hui elle les porte levées et dirigées vers le chef de l'écu. 1899 En blason, l'aigle est quelquefois représentée avec deux têtes, quoiqu'elle n'ait jamais qu'un corps et deux jambes. Quand elle a les deux ailes ouvertes et étendues, on l'appelle éployée. Lorsqu'elle à un petit cercle sur la tête, on la dit diadémée, ou couronnée ; languée se dit de sa langue, becquée, de son bec, membrée, de ses jambes, armée de ses griffes, lorsque des parties sont d'un autre émail ou métal que son corps. L'attitude la plus ordinaire de l'Aigle dans le blason est d'avoir les ailes ouvertes et étendues, de manière que les pointes soient élevées en haut. Il y en a cependant dont les ailes sont repliées, on dit alors qu'elles sont au vol abaissé. 1901 Oiseau de proie de la classe des faucons. L'aigle est représentée le bec ouvert et les ailes étendues. Celle qui a deux têtes est dite éployée ou Aigle de l'Empire. On dit de l'aigle, languée de sa langue ; membrée de ses jambes ; armée de ses griffes, lorsqu'elles sont d'un émail différent de celui du corps. 1905 L'aigle est représentée vue de face, la tête tournée de profil vers la droite, les ailes étendues ou parfois pendantes (abaissées). Elle est dite bicéphale, quand elle a deux têtes ; éployée, quand les ailes sont ouvertes ; becquée, lampassée, membrée, suivant que son bec, sa langue, ses pattes sont d'un émail différent ; contournée, quand la tête regarde à gauche ; couronnée ou diadémée, si elle porte couronne ou diadème ; essorante, quand elle semble devoir s'envoler ; essorée, représentée au vol ; au naturel, quand elle est figurée vue de profil, ou avec sa tête de face.

Aigle (demi-)

Moitié dextre d'une Aigle coupée dans le sens vertical. (Principalement dans les Armoiries Frisonnes).

1887 Qui figure dans presque toutes les armoiries frisonnes, est la moitié (presque sans exception la moitié dextre) d'une aigle dont le corps serait coupé en sens vertical, tandis que la tête et le col sont restés libres, ce qui fait qu'elle serait plutôt la moitié d'une aigle éployée. Cependant on est convenu de la considérer comme la moitié d'une aigle simple.

Aigle (Main d')

Voir Main d'Aigle.

1887 Voir Main d'Aigle.

Aigle à deux tetes

Figure chimérique qui se trouve dans les armes d'Autriche et ailleurs.

1864 Figure chimérique qui se trouve dans les armes d'Autriche et ailleurs.

Aigle d'Autriche

C'est une aigle éployée de sable, becquée et membrée d'or, surmontée d'une couronne impériale et tenant de sa griffe dextre une épée et un sceptre et de sa senestre un monde. Elle porte sur son estomac un écusson aux armes de la maison Impériale.

1887 C'est une aigle éployée de sable, becquée et membrée d'or, surmontée d'une couronne impériale et tenant de sa griffe dextre une épée et un sceptre et de sa senestre un monde. Elle porte sur son estomac un écusson aux armes de la maison Impériale.