Glossaire, dictionnaire héraldique: évolution de 1679 à 1905

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Glossaire français - anglais : 500 mots avec dessin des écus
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Ange

Les anges se rencontrent peu dans les armoiries, ils font plus souvent partie des ornements extérieurs, lorsqu'ils figurent dans un écu, leur position ordinaire est de front, les mains jointes ou tenant quelque meuble, et ayant les ailes levées vers le chef ; il faut avoir soin, en blasonnant, de dire que les ailes sont abaissées lorsqu'elles sont représentées les pointes en bas le long du corps. En héraldique, on ne se sert jamais du mot Vol, en énonçant les ailes des anges.

1887 On les représente sous la forme de jeunes filles, revêtues de longues robes dites dalmatiques. Leurs ailes sont presque toujours abaissées, c'est-à-dire tournées vers le bas. On ne dit jamais vol, en parlant des ailes d'un ange. 1899 Les anges se rencontrent peu dans les armoiries, ils font plus souvent partie des ornements extérieurs, lorsqu'ils figurent dans un écu, leur position ordinaire est de front, les mains jointes ou tenant quelque meuble, et ayant les ailes levées vers le chef ; il faut avoir soin, en blasonnant, de dire que les ailes sont abaissées lorsqu'elles sont représentées les pointes en bas le long du corps. En héraldique, on ne se sert jamais du mot Vol, en énonçant les ailes des anges. 1901 Est représenté sous la forme d'une jeune fille, revêtue d'une dalmatique. On ne nomme pas ses ailes vol, comme pour les oiseaux ou les animaux. 1905 Les anges sont représentés sous la figure d'une jeune fille revêtue d'une longue dalmatique ; leurs ailes ont presque toujours la pointe tournée en bas, c'est-à-dire qu'elles sont abaissées.

Angelot

Voir Ange.

Angemme

(ou Angème, Angenne) - Fleur imaginaire formée de quatre, cinq ou six feuilles arrondies. Selon quelques auteurs, ce meuble était primitivement composé de pierreries (gemma) et de rubans noués et enroulés.

1772 Fleur imaginaire, qui a six feuilles semblables à celles de la quintefeuille, si ce n'est qu'elles sont arrondies, et non pas pointues. Plusieurs croyent que ce sont des roses d'ornement, faites de rubans, de broderie, ou de perles. Ce mot vient de l'Italien ingemmare, orner de pierreries: on dit aussi angene et angenin. 1843 Fleur idéale qui a six feuilles arrondies ou quelquefois cinq ; elle diffère dans ce dernier cas de la quintefeuille, parce que celle-ci a la feuille pointue. 1872 ou Angenne. Fleur fictive qui ressemble à une quintefeuille privée de ses pointes. 1885 Fleur imaginaire, à cinq feuilles arrondies. 1899 Fleur imaginaire formée de six feuilles arrondies. Selon quelques auteurs, ce meuble était primitivement composé de pierreries (gemma) et de rubans noués et enroulés. 1905 Fleur imaginaire, percée au centre et formée de quatre, six, huit pétales, semblables à ceux de la quintefeuille, mais arrondis. L'angemme n'est ni tigée ni feuillée. On dit aussi Angenne, et Angène.

Angenne

Voir Angemme.

1843 Voir Angemme. 1885 Voir Angemme 1887 Les auteurs ne sont pas d'accord sur la forme précise de cette fleur. Suivant les uns, elle a celle d'une rose à quatre feuilles ; suivant d'autres, celle d'une quintefeuille aux feuilles arrondies. En tout cas, ce n'est pas une fleur réelle, mais une rose d'atour ou d'ornement faite de rubans et de broderie. Si elle existe en armoiries, elle est de la dernière rareté. A vrai dire nous n'en connaissons aucun exemple car ce qu'on appelle quelquefois angenne n'est autre chose qu'une quintefeuille, privée des pointes effilées qui terminent ses feuilles. 1901 Fleur de convention, à cinq feuilles arrondies et peu différente de la quintefeuille.

Anglé

Se dit d'une croix ou d'un sautoir, quand il y a des figures mouvantes qui sortent des angles.

1772 Il se dit de la croix et du sautoir, quand il y a des figures longues à pointes, qui sont mouvantes de leurs angles. La croix de Malte des Chevaliers François est anglée de quatre fleurs-de-lis; celle de la Maison de Lambert en Savoie est anglée de rayons, et celle des Machiavelli de Florence est anglée de quatre clous. 1780 Se dit de la croix et du sautoir, quand il y a des figures longues à pointes, qui sont mouvantes de ces angles ; la Croix de Malte des Chevaliers François, est anglée de quatre fleurs-de-lis. 1798 Il se dit d'une croix en sautoir, quand il y a des figures mouvantes qui sortent des angles. 1864 Se dit de la croix et du sautoir quand il y a des figures à pointes dans leurs angles, une croix anglée de clous, un sautoir anglé de fleurs de lis. 1885 Désigne la situation de la croix et du sautoir quand ils sont accompagnés de figures longues ou pointues, mouvantes de leurs angles. 1887 Se dit de la croix ou du sautoir, accompagné de figures longues ou pointues mouvantes de leurs angles. 1899 Se dit de la croix ou du sautoir quand ces pièces ont des figures longues et pointues qui sont mouvantes de leurs angles. La croix de Malte des chevaliers Français, est anglée de quatre fleurs de lys d'or. 1901 Attribut des croix, des sautoirs ou d'autres meubles, des angles desquels se meuvent des fleurs de lis, des fers de lance, des clous, etc. 1905 Se dit de la croix, du chevron et du sautoir, quand ils sont accompagnés de figures longues à pointes, qui sont mouvantes de leurs angles.

Anglure

Lignes qui séparent des assemblages de carreaux.

Angomez

Poisson.

Angon

Arme à lancer, petit javelot ou javeline, presque totalement en fer, muni à la pointe de deux crochets qui le rende redoutable, utilisé par les Francs.

1901 Ancien fer de lance, à deux crochets, des guerriers francs. Javelot, ou javeline, presque entièrement en fer, dont la pointe est quadrangulaire. 1905 L'angon est un javelot à l'antique, figuré sur certains blasons ; la brièveté de sa hampe et l'épanouissement de son fer l'on fait souvent confondre avec une autre pièce héraldique, qui est la fleur de lis au pied coupé.

Anguille

Poisson osseux à corps allongé vivant dans les cours d'eau et va se reproduire dans la mer des Sargasses.

Anil

Voir Anille.

Anille

Figure héraldique formée de deux courbes en forme de C adossés et liés ensemble par une ou deux traverses. L'anille paraît avoir pour origine l'ancre ou agrafe en fer qui sert à soutenir les murs. Le mot anille signifiait très anciennement le cercle de fer qui soutenait les moyeux des roues, et aussi une béquille. Pièce en fer scellée dans l'oeillard de la meule courante d'un moulin à farine, et qui sert à suspendre l'arbre vertical ou fer de meule.

1780 Sont des fers de moulins en forme de crochets adossés et liés ensemble par le milieu, lequel est percé en quarré. 1798 Fer de moulin. 1843 Figure qui a la forme d'un X barré par le milieu ; des auteurs l'ont confondue avec le fer de moulin. 1864 Sont des fers de moulin. 1872 Figure du fer de moulin mis au milieu de la meule. 1885 Ce sont des fers de meules de moulins. Quelques auteurs, cependant, font une différence entre les anilles et les fers de moulin. 1887 Ce sont les fers de meule de moulin, ayant le forme de deux sections de cercle adossées, réunies au moyen de deux traverses. Les fers de moulin dans les armes néerlandaises et belges ont une autre forme. Voir Fer-de-moulin. 1899 Meuble dit fer à moulin, en forme de crochets adossés et liés ensemble par le milieu, mais de sorte cependant qu'il se trouve un vide carré au centre. 1901 Ancienne forme du fer de moulin. C'est une espèce d'anneau en fer qui soutient la meule supérieure d'un moulin à farine. Elle a le forme de deux C adossés, reliés par deux petites barres. 1905 Figure héraldique formée de deux courbes en forme de C adossés et liés ensemble par une ou deux traverses. L'anille paraît avoir pour origine l'ancre ou agrafe en fer qui sert à soutenir les murs. Le mot anille signifiait très anciennement le cercle de fer qui soutenait les moyeux des roues, et aussi une béquille. Pièce en fer scellée dans l'oeillard de la meule courante d'un moulin à farine, et qui sert à suspendre l'arbre vertical ou fer de meule.

Anillé

Se dit des croix et des sautoirs dont les extrémités sont recourbées en forme d'anille. Ne pas confondre les pièces anillées dont les extrémités sont carrées, avec les pièces ancrées qui ont les extrémités en formes pointues. Certains auteurs y voient une pièce (croix ou sautoir) dont le centre est évidé en carré.

1872 Qui a des fers de moulin. 1885 Se dit des croix et sautoirs dont le milieu est percé et laisse un vide carré. 1899 Se dit des croix et des sautoirs dont les extrémités sont recourbées en forme d'anille. Ne pas confondre les pièces anillées dont les extrémités sont carrées, avec les pièces ancrées qui ont les extrémités en formes pointues. 1901 On dit qu'une croix ancrée est anillée, lorsqu'elle présente au centre, un espace ouvert en carré, laissant apercevoir le champ. 1905 Se dit des ces croix et des sautoirs façonnés en anilles à leurs extrémités. Certains héraldistes prétendent que les pièces, pour être anillées, doivent avoir leur milieu percé en carré ; c'est une erreur.

Anille à l'antique

Sortes de barres de fer dont les extrémités hautes et basses sont crochues, et terminées carrément, elles sont maintenues au milieu par une traverse qui en réunit les deux pièces adossées. Ce meuble est l'agrafe en fer employée pour empêcher l'écartement des murs.

1887 Nom que l'on donne à une barre de fer crochue qui sert à maintenir la solidité d'une maçonnerie. 1899 Sortes de barres de fer dont les extrémités hautes et basses sont crochues, et terminées carrément, elles sont maintenues au milieu par une traverse qui en réunit les deux pièces adossées. Ce meuble est l'agrafe en fer employée pour empêcher l'écartement des murs.

Anille de moulin

Voir Fer de moulin.

Anille de muraille

Barres de fer crochues, maintenues par une traverse pour empêcher l'écartement des murs.

Animal

Voir Animaux.

Animaux

On voit dans les armoiries des animaux de toutes les espèces. Ils ont chacun leur position et des formes qui leur sont propres. Les animaux les plus répandus en héraldique et souvent les plus anciens ont été typés, stylisés et représentés dans une position habituelle bien définie. Quand cette position est autre elle doit toujours être indiquée. Leurs langues, griffes et ongles, yeux cornes, ailes, pattes, etc... prennent des noms désignés lors de l'annonce d'un émail particulier, lampassé, armé, allumé, au vol, membré etc.... Des animaux moins courants en héraldique y ont aussi leur place, ils sont souvent représentés au plus près du naturel et sauf indication particulière, dans la position de profil, passant et la tête vers dextre. Sauf indications contraires sont représentés tournés vers dextre, c'est-à-dire vers la gauche de l'écu, lorsqu'on le regarde (en fait, à la droite de celui qui le porte). Lorsque est spécifié seulement leur nom sans autre: Aigle, Lion, Cerf, etc... ils sont d'un seul émail. Par exemple, si le blason indique seulement: "d'azur, à l'aigle d'or", ou bien "d'or, au lion de gueules" l'animal peut posséder des serres, une langue, mais alors de la même couleur que le corps.

1899 Ce sont les tournois qui ont donné lieu à l'emploi des animaux dans les armoiries, cette origine semble affirmée par l'habitude que les chevaliers avaient de faire figurer sur leur bouclier, ou de porter sur leur casque, la représentation des animaux dont ils avaient choisi le nom, comme chevalier du cygne, du lion, de l'aigle, de l'ours, etc ... Afin d'éviter toute confusion et faciliter les recherches nous renvoyons à l'article spécial que l'on trouvera à la suite du nom de chacun des animaux dont on a fait usage dans les armoiries ; quelques-uns, comme le lion et le léopard nécessitent une étude particulière et fort détaillée.

Animaux chimériques

Leur figure a été le plus souvent employée comme arme parlante, d'où l'on peut conclure que si les armes n'ont pas toujours été la cause du nom, le nom a souvent été la cause des armes ; ceci sera démontré dans les exemples qui seront donnés à la place qui leur est réservée dans la suite de cet ouvrage.

1899 Leur figure a été le plus souvent employée comme arme parlante, d'où l'on peut conclure que si les armes n'ont pas toujours été la cause du nom, le nom a souvent été la cause des armes ; ceci sera démontré dans les exemples qui seront donnés à la place qui leur est réservée dans la suite de cet ouvrage.

Animé

Attribut du cheval et de la licorne dont les yeux sont d'un émail particulier. Parfois un cheval en action de combattre se dit animé. Parfois qualifie les yeux des oiseaux et des poissons.

1780 Se dit de la tête d'un cheval et de ses yeux, quand ils paraissent avoir action. 1798 Un cheval animé est celui qui paroît en action. 1864 Se dit de la tête et des yeux d'un animal quand il parait agir. 1885 Se dit quelquefois pour allumé. 1887 Terme employé quelquefois au lieu d'allumé, pour indiquer l'émail des yeux des animaux. 1899 Comme allumé, ce mot doit cependant être employé pour les yeux du cheval quand ils sont d'un autre métal ou émail que le reste du corps. 1901 Indique l'émail de l'oeil du cheval, lorsqu'il est différent de celui du corps. 1905 Se dit des yeux du cheval et de la licorne, quand ils sont d'un autre émail que la tête.

Anis

Plante ombellifère cultivée pour ses fruits utilisés dans la préparation des tisanes et boissons.

Anneau

Petit cercle de fer ou de métal précieux. Lorsqu'il possède un chaton, c'est une bague.

1901 Petit cercle de fer ou de métal précieux. 1905 Cercle tantôt uni, tantôt garni de pierres précieuses, dont on meuble les écus.

Annelet

Petit anneau, le plus souvent employé en nombre dans l'écu, ils sont très usités et très honorablement admis en armoiries. Diffère de la bague en ce qu'il est plat et de largeur égale sur toute sa circonférence. Il représente l'anneau des anciens chevaliers.

1772 Petit anneau tout rond. 1780 C'est ainsi qu'on appelle les anneaux propres à attacher les câbles. 1798 Petit anneau. 1843 Petit anneau posé en nombre. 1864 Est un petit anneau tout rond. 1885 Petit anneau ou bague. 1887 Petit anneau qui diffère de la bague en ce qu'elle est plate et de largeur égale sur toute sa circonférence. On trouve des annelets entrelacés. Voir Bague et Vire. 1899 Petit anneau, le plus souvent employé en nombre dans l'écu, ils sont très usités et très honorablement admis en armoiries ; lorsque ce meuble est représenté avec un chaton, il se nomme anneau. 1901 Anneau ou bague des anciens chevaliers. 1905 Figure héraldique qui est un petit anneau ; les annelets sont toujours posés en nombre.

Annille

Voir Anille.

1780 Voir Anille. 1798 Voir Anille.

Anse

Ce meuble est généralement appelé Cornière (Voir ce mot).

1899 Ce meuble est généralement appelé Cornière (Voir ce mot).

Ansé

Qualifie un meuble possédant une anse.

Antelope

Voir Antilope héraldique.

Antenne

S'emploie pour désigner les cornes des insectes et aussi les vergues longues et mobiles qui soutiennent les voiles des navires ; on ne doit les énoncer spécialement que dans le cas où leur métal ou émail diffère du reste de l'animal ou du meuble dont ils font partie.

1899 S'emploie pour désigner les cornes des insectes et aussi les vergues longues et mobiles qui soutiennent les voiles des navires ; on ne doit pas les énoncer spécialement que dans le cas où leur métal ou émail diffère du reste de l'animal ou du meuble dont ils font partie.

Antenne de vaisseau

Longue vergue, longue et grosse perche qui s'attache à une poulie vers le milieu ou vers le haut du mât, pour soutenir les voiles.

Anthève

Etamine de fleur de lis cruciforme.

Antilope

Mammifère ruminant. Voir Antilope héraldique.

Antilope héraldique

Animal chimérique dont on ne trouve d'exemple guère que dans les armoiries anglaises. Elle est représentée avec une tête qui ressemble à celle du dragon, des cornes presque droites, le corps d'un cerf, la queue relevée au-dessus du dos et des crocs comme un sanglier.

1887 Cet animal chimérique dont on ne trouve d'exemples que dans des armoiries anglaises est représentée avec une tête qui ressemble à celle du dragon, des cornes presque droites, le corps d'un cerf et la queue relevée au-dessus du dos.

Antique

Se dit en général pour les couronnes à pointes ou rayons que l'on voit sur le buste des souverains, sur les vases, édifices, vêtements et coiffures anciennes ; de même sur la tête des lions, des aigles, etc..., et au sommet des niches gothiques. Se dit de tout ce qui est emprunté à l'antiquité ou par extension ce qui n'est plus de mode, des femmes coiffées à la mode grecque ou romaine, des couronnes à pointes ou des bustes de rois couronnés à l'antique. Les lions, les léopards, les aigles par exemple sont couronnés, sauf précisions contraires, à l'antique. Il n'en est pas de même des autres animaux, s'ils sont couronnés sur la tête il faut nommer l'espèce de couronne, antique ou moderne. Se dit généralement de tout meuble, vêtement, bâtiment, niche gothique etc... représentés sous la forme antique.

1780 Se dit des couronnes à pointes de rayons, des coiffures anciennes, Grecques ou Romaines, parce que ces choses sont antiques et ne sont pas de l'usage moderne ; ainsi, on dit des bustes de Rois couronnés à l'antique, des têtes et bustes de femmes coiffées à l'antique. On peut dire le même des vêtements, des bâtiments gothiques. 1843 On nomme couronne à l'antique celle qui a des pointes ou rayons. 1864 Se dit des couronnes à pointes de rayons et des coiffures grecques ou romaines. 1885 On nomme ainsi les couronnes à pointes ou rayons. On voit souvent en armoiries des bustes de rois ou de reines couronnés à l'antique. 1899 Se dit en général pour les couronnes à pointes ou rayons que l'on voit sur le buste des souverains, sur les vases, édifices, vêtements et coiffures anciennes ; de même sur la tête des lions, des aigles, etc ..., et au sommet des niches gothiques.

Aplomb

Voir Plomb (à).

Apode

Sans pied: oiseau sans pied (souvent une merlette).

Aporté

Possédant une porte.

Apothicaire

Celui dont la profession est de préparer les drogues (pharmacien, herboriste).

Appaumé

Exprime la position de la main ouverte dont on voit la paume. Si on ne voit que le dos on dit contre-appaumée.

1772 Il se dit de la main ouverte dont on voit le dedans, que l'on appelle la paume. 1780 Se dit de la main ouverte dont on voit le dedans, qui est la paume. 1798 Il se dit d'un écu chargé d'une main étendue, et qui montre la paume. 1864 Se dit de la main ouverte dont on voit le dedans qui est la paume. 1885 Exprime la position de la main ouverte dont on voit le dedans. 1887 Indique qu'on voit la paume d'une main ouverte. 1899 Se dit de la main ouverte, dont on voit la paume, on doit toujours en blasonnant, énoncer que la main est présentée soit dextre ou sénestre. 1901 Sert à indiquer qu'on voit la paume d'une main ouverte. 1904 Se dit d'une main ouverte dont on voit la paume. 1905 Se dit de la figure de la main représentée de manière qu'on en voie la paume. La main appaumée est ordinairement en pal, les doigts en haut. La main vue de dos est dite contre-appaumée.

Appendice

Extrémité des animaux, telles que leur queue, leurs cornes et leurs griffes, les parties d'un animal sont souvent d'un autre métal ou émail que le reste du corps, dans ce cas, on doit l'indiquer. Il est bon de faire remarquer ici que les appendices de toute nature, peuvent être de même métal ou émail que le champ de l'écu, sans rendre par ce fait les armes fausses.

1885 Extrémités des animaux, telles que la queue, les cornes, les griffes, etc. Les appendices sont presque toujours d'autre émail que le corps. Ils peuvent être aussi de même nature que l'émail de l'écu, sans rendre les armes fausses. 1899 Extrémité des animaux, telles que leur queue, leurs cornes et leurs griffes, les parties d'un animal sont souvent d'un autre métal ou émail que le reste du corps, dans ce cas, on doit l'indiquer. Il est bon de faire remarquer ici que les appendices de toute nature, peuvent être de même métal ou émail que le champ de l'écu, sans rendre par ce fait les armes fausses.

Appointé

Tout ce qui se touche par la pointe. Se dit de chevrons, d'épées comme de flèches qui se touchent par les pointes. Deux chevrons dont les sommets se touchent sont appointés, ou contre-pointées, on dit aussi contre-pointé en fasce de deux chevrons couchés sur le côté et ayant les deux pointes tournées l'une contre l'autre. Trois flèches, jambes, etc... mises en pairle peuvent être appointées en abîme. Appointé se rencontre aussi pour affronté. Anciennement s'employait également pour des pièces se terminant en pointes plutôt aigües comme fiché, peu différent de aiguisé.

1772 Se dit des choses qui se touchent par leurs pointes: ainsi deux chevrons peuvent être appointés: trois épées mises en pairle, peuvent être appointées en coeur; trois flèches de même, etc. 1780 Se dit de deux choses qui se touchent par les pointes, comme deux chevrons peuvent être appointés, trois épées mises en pairle peuvent être appointées en coeur, trois flèches de même, etc. 1798 On le dit des pièces qui se touchent par les pointes. 1843 Se dit des pièces qui ont leurs pointes tournées les unes contre les autres. 1864 Se dit de choses qui se touchent par les pointes comme trois épées mises en pairle peuvent être appointées en coeur. 1885 Deux chevrons dont les sommets se touchent sont appointés. On dirait de même pour trois épées mises en pairle. 1887 Se dit d'objets qui se touchent de leurs pointes, tels qu'épées, chevrons, etc. 1899 Se dit des meubles dont les extrémités pointues, tels les épées, les losanges, les chevrons, etc..., se touchent ou convergent en un même point. 1901 Se dit d'armes de guerre ou de chasse et d'autres emblèmes se touchant par la pointe. 1905 Se dit de certaines pièces qui se regardent, se touchent, ou convergent vers un point commun.

Appointi

Même signification qu'Aiguisé.

1899 Même signification qu'Aiguisé.

Appuyé

Debout sur ses pattes de derrière, celles de devant touchant le meuble sur lequel l'animal est appuyé. Ce peut être aussi un meuble appuyé sur un autre.

Aqueduc

Canal creusé ou construit pour l'adduction de l'eau.

Aquilon

Vent du Nord. Se représente sous la forme d'une tête d'enfant joufflu, qui paraît souffler avec force, il est quelquefois figuré avec des ailes arrondies, unies ou bigarrées.

1887 Représentation des vents sous la forme d'une tête d'enfant soufflant avec violence. 1899 Se représente sous la forme d'une tête d'enfant joufflu, qui paraît souffler avec force, il est quelquefois figuré avec des ailes arrondies, unies ou bigarrées. 1901 Symbolisé par une tête d'enfant soufflant avec violence. 1905 Tête d'enfant joufflu qui paraît souffler avec violence. Les jets d'air sont figurés avec le même métal ou le même émail que la tête.

Arabe

Homme arabe.

Arabesque

Dessin tourmenté que l'on peut répéter sur l'écu.

Araignée

Animal symbolique présenté avec ou sans toile. Seule elle est comme la plupart des insectes en pal, tête en haut, montante.

Araine

Ancien nom romain de la trompe de chasse.

1901 Est l'ancien nom roman de la trompe de chasse. 1905 Grande trompette de guerre à tige droite : les araines furent en usage au moyen-âge. Grelot ou sonnette que l'on fixait aux costumes dans les premières années du XIVe siècle.

Arbalète

Arme de trait composé d'un arc monté sur un fut et bandé à la main. Dessinée généralement verticalement c'est-à-dire en pal, le manche vers le bas. L'arbalète est plus puissante que l'arc ordinaire et représentée sur son châssis avec manivelle.

1899 Meuble représentant cette arme de guerre et des milices bourgeoises, se rencontre peu dans les armoiries, nous en donnons un exemple comme armes parlantes. 1901 Arme de jet, arc composé, au moyen duquel on lance des flèches ou d'autres projectiles, avec plus de force et de justesse qu'avec l'arc ordinaire. Elle était employée par les milices bourgeoises, au moyen-âge. 1905 Arme de jet dont on se servait avant l'invention des armes à feu et qui était composée d'un arc d'acier monté sur un fût et se bandant avec un ressort. L'arbalète est figurée en pal et la corde détendue.

Arboré

Permet d'indiquer l'émail de la hampe du gonfanon tenue par l'Agneau pascal. Indique aussi que l'écu ou une partition est plantée d'arbres ou de branches.

Arbousier

Arbrisseau à feuilles rappelant celle du laurier. Arbre en boule de l'hémisphère nord à fleurs blanches et fruits rouges.

Arbre

Il est représenté debout et déraciné dans l'écu. Lorsqu'il occupe une autre position, on le désigne par les expressions posé en bande, en barre, en fasce, etc. Chaque espèce peut se distinguer par ses fruits comme le chêne, le pin, l'olivier, etc. ; on la désigne par ces noms. L'émail de l'arbre est habituellement le sinople ; si le fût est d'un autre émail, on l'appelle arbre fûté ; écoté s'il n'a pas de branches ; effeuillé s'il n'a pas de feuilles ; arraché si on voit les racines.

1899 L'émail particulier de ce meuble est le sinople, mais on rencontre souvent dans les armoiries des arbres d'un autre émail ou métal ; quand on peut distinguer l'espèce par les fruits on donne à l'arbre son nom propre ; on dit qu'il est futé quand le tronc est d'un autre émail que la tête ; on le dit arraché lorsqu'on voit les racines ; il est écoté quand ses branches paraissent coupées, effeuillé lorsqu'il n'a point de feuilles, enfin fruité s'il est chargé de fruits et englandé à propos du chêne. 1901 Il est représenté debout et déraciné dans l'écu. Lorsqu'il occupe une autre position, on le désigne par les expressions posé en bande, en barre, en fasce, etc. Chaque espèce peut se distinguer par ses fruits comme le chêne, le pin, l'olivier, etc. ; on la désigne par ces noms. L'émail de l'arbre est habituellement le sinople ; si le fût est d'un autre émail, on l'appelle arbre fûté ; écoté s'il n'a pas de branches ; effeuillé s'il n'a pas de feuilles ; arraché si on voit les racines.

Arbre généalogique

On appelle ainsi un tableau dressé pour faire connaître la filiation d'une famille et ses alliances. Le nom d'arbre est donné à cette représentation parce que le tronc figure bien la souche de la famille de même que la branche principale indique la lignée aînée alors que les autres sont réservées aux lignes cadettes ou collatérales.

1899 On appelle ainsi un tableau dressé pour faire connaître la filiation d'une famille et ses alliances. Le nom d'arbre est donné à cette représentation parce que le tronc figure bien la souche de la famille de même que la branche principale indique la lignée aînée alors que les autres sont réservées aux lignes cadettes ou collatérales.

Arbre-buisson

Ce meuble rentre dans la catégorie des arbres, et se blasonne comme eux.

Arbrisseau

Petit arbre.

Arbuste

Laurier, rosier, olivier, citronnier, aubépine (que l'on nommait autrefois aubépin) etc... peuvent être, boutonnés, fruités, quand on aperçoit des boutons ou des fruits d'un émail particulier, fleuris quand ils sont en fleurs.

Arc

Quoique cette arme soit peut-être la plus ancienne comme défensive, son emploi est peu fréquent en armoiries. Arme formée d'une tige flexible dont les extrémités sont reliées par une corde que l'on tend pour lancer des flèches. Il peut être en fasce (horizontal), en pal (vertical) ou en bande (en diagonale), encoché, s'il est chargé d'une flèche (dans ce cas indiquer la direction de la flèche).

1899 Quoique cette arme soit peut-être la plus ancienne comme défensive, son emploi est peu fréquent en armoiries. Quand on voit l'arc chargé d'une flèche, on le dit encoché, il faut toujours spécifier sa position, c'est-à-dire, s'il est en fasce, en pal ou en bande.

Arc de triomphe

Monument.

Arcature

Suite décorative de petites arcades, ouvertes ou aveugles.

Arc-boutant

Pilier qui finit en demi-arc, et qui sert à soutenir une voûte.

Arc-de-cercle

Fragment de cercle.

Arceau

Courbure d'arcs ou de voûtes.

Arc-en-ciel

Ce météore, qui apparaît dans les nues comme un arc de diverses couleurs est représenté dans les armoiries en forme arrondie vers le chef, de la largeur du tiers de l'écu, et composé de quatre bandes d'émaux ordonnés : d'or, de gueules, de sinople et d'argent. Lorsqu'il est composé d'autres émaux, il faut le spécifier. Pièce rare. Figure parfois dans l'écu au naturel.

1885 On le blasonne avec ses couleurs naturelles. 1887 Il faut l'exprimer lorsqu'il est composé d'autres émaux que d'or, de gueules, de sinople et d'argent. 1899 Ce météore, qui apparaît dans les nues comme un arc de diverses couleurs est représenté dans les armoiries en forme arrondie vers le chef, de la largeur du tiers de l'écu, et composé de quatre bandes d'émaux ordonnés : d'or, de gueules, de sinople et d'argent. 1901 Représenté en fasce ou en bande courbée et rempli de quatre burelles colorées successivement en or, gueules, sinople et argent.

Archange

Ange d'un ordre supérieur.

1901 Parmi les trois archanges : Gabriel, Raphaël et Michel, ce dernier apparaît quelquefois dans le blason. Il est représenté la tête couverte d'un casque éclatant, la main armée d'une lance d'or, terrassant le démon à ses pieds.

Arche

Vaisseau. Désigne aussi une partie d'un pont.

Arche d'alliance

Dans l'Ancien Testament, était une espèce de coffre fait par le commandement de Dieu, et dans lequel les Tables de la Loi étaient gardées.

Arche de Noé

Représentée sous la forme d'une maisonnette sur un vaisseau, flottant sur les vagues, la poupe et la proue terminée en tête de lion. Cette arche est accompagnée en chef d'une colombe portant en son bec un rameau d'olivier.

1887 Représentée sous la forme d'une maisonnette flottante sur les vagues. Dans quelques armoiries polonaises elle a l'aspect d'une espèce de galère avec un seul mât, la proue et la poupe façonnées en tête de lion. 1901 Grand vaisseau en forme de coffre, représenté de côté, la poupe et la proue terminées par une tête de lion. Cet emblème est très rare dans l'art héraldique français.

Archer

Homme de Guerre, combattant avec l'arc.

Archet

Pour jouer du violon

Archière

Ouvertures oblongues que l'on pratiquait autrefois dans les murailles et les tours, par lesquelles les archers lançaient leurs flèches ; il est inutile de les blasonner quand leur émail ne diffère pas de celui du meuble qui en est garni.

1885 Embrasures des châteaux qui servent aux archers pour tirer des flèches. On ne les blasonne que lorsqu'elles sont d'émail différent. 1887 Embrasures des châteaux servant aux archers pour tirer leurs flèches. 1899 Ouvertures oblongues que l'on pratiquait autrefois dans les murailles et les tours, par lesquelles les archers lançaient leurs flèches ; il est inutile de les blasonner quand leur émail ne diffère pas de celui du meuble qui en est garni.

Archiprêtre

Titre de Dignité, en vertu duquel les Curés de certaines Églises ont prééminence sur les autres.

Architrave

Partie de l'entablement complet qui porte immédiatement sur les chapiteaux des colonnes ou autres points d'appui.

1905 Partie de l'entablement complet qui porte immédiatement sur les chapiteaux des colonnes ou autres points d'appui.

Archivolte

Pièce d'architecture: bande large qui fait saillie sur le nu du mur, qui suit le cintre d'une arcade.

Arçon de selle

Partie de la selle d'un cheval, faite de bois ou d'acier et courbée en arc.

Ardent

(ou Ardant) - Attribut de la torche, flambeau, charbon, coeur, etc... dont le feu est d'un émail particulier, habituellement de gueules. C'est le synonyme d'allumé. D'autres meubles peuvent être ardents, des monts, des volcans, etc...

1772 Il se dit d'un charbon allumé. 1780 Se dit d'un charbon allumé. 1864 Se dit d'un charbon allumé. 1885 Est un charbon allumé. 1887 Se dit d'un charbon allumé. 1899 Se dit d'un foyer, d'un flambeau, ou autre meuble paraissant allumé, dont le feu est d'un émail spécial. 1901 Indique un charbon qui paraît allumé. 1905 Se dit des torches, des flambeaux, des tisons dont le feu sans flamme est d'un émail particulier. Cet attribut est ordinairement de gueules.

Ardillon

Partie mobile et pointue d'un fermail.

Aréné

Affaissé, baissé (ployé ou voûté ?).

1905 Affaissé, baissé (ployé ou voûté ?).

Arête

Pièce squelettique des poisons.

Argent

L'un des deux métaux, dont il est fait usage en armoiries ; on le représente par le tout blanc dans les écus non coloriés.

1780 Se dit de la couleur blanche dans toute armoirie. L'argent s'exprime en gravure d'armoiries, en laissant le fond tout uni sans points, et sans hachures. 1864 L'un des huit émaux du blason, il se représente en blanc. 1887 L'un des deux métaux employés en armoiries, indiqué en gravure par une surface unie sans aucune hachure. 1899 L'un des deux métaux, dont il est fait usage en armoiries ; on le représente par le tout blanc dans les écus non coloriés. 1901 Un des deux métaux usités dans le blason est indiqué par une surface unie, sans aucune hachure. 1905 Un des deux métaux héraldiques. Il s'indique en gravure par un fond uni.

Argenté

Recouvert d'argent.

Argousier

Arbrisseau épineux à aspect argenté.

Argus

Voir Tête d'Argus.

1843 Homme dont la tête est couverte d'yeux. 1887 Voir Tête d'Argus. 1899 Tête de carnation qui figure dans plusieurs armoiries couverte d'yeux humains. 1901 Tête humaine couverte entièrement d'yeux.

Arlequin

Bateleur, farceur, bouffon dont le vêtement est chargé de pièces de diverses couleurs.

Arlot

Grappe de raisin.

Armago

Crochet.

Arme

Armes, en termes de Blason, se dit de certaines marques propres à chaque Maison noble, et peintes ou figurées sur l'écu et sur la cotte d'armes. Les armes de France. Les armes de l'Empire. Armes pleines. Armes brisées, mi-parties, écartelées, contre-écartelées, timbrées. Les supports de ses armes. On appelle Armes fausses, ou Armes à enquerre, des armes qui ne sont pas selon les règles du Blason, comme lorsqu'il y a métal sur métal, ou couleur sur couleur. Et on appelle Armes parlantes, celles qui expriment en tout ou en partie le nom de la Maison. Ainsi les armes du Royaume de Castille, sont un Château. Les armes de la Maison de Mailli, des Maillets; celles de la Maison de Créqui, un Créquier, etc. Voir Arme blanche, Arme de poing.

Armé

Lorsque les griffes des lions, des aigles, des léopards, etc..., sont d'un autre émail que le corps de ces animaux, il faut le spécifier en blasonnant, et énoncer que le lion, l'aigle, le léopard ou le griffon sont armés (et non pas onglés, cette qualification n'étant applicable qu'aux animaux à pieds fourchus). Armé se dit encore pour les flèches, javelots et toutes armes ferrées, quand l'émail de leur fer est différent. Pour indiquer qu'un cavalier ou homme d'arme est vêtu d'une cuirasse et armé. Le mot armé désigne aussi un bras couvert d'un brassard, une main d'un gantelet ou portant une épée, pour une jambe de cuirasse, une jambière, un dextrochère cuirassé. Armé de toutes pièces veut dire qu'un cavalier est revêtu d'une armure complète, quelquefois aussi d'une arme pour attaquer et d'un bouclier pour se défendre, y compris le casque dont il faut indiquer si la visière est levée ou baissée.

1772 Il se dit des ongles des lions, des griffons, des aigles, etc. comme aussi des fleches, dont les pointes sont d'autre couleur que le fut. Il se dit encore d'un soldat et d'un cavalier, comme celui des armes de Lithuanie. 1780 Se dit des ongles des lions, des griffons, des aigles, etc. et des flèches, dont les pointes sont d'autre couleur que le fût ; il se dit aussi d'un Soldat et d'un cavalier, comme celui des armes de Lithuanie. 1843 Se dit des quadrupèdes dont les ongles sont d'un autre émail que le corps. 1864 Se dit des ongles, des lions, des griffons, des aigles quand ils sont d'autre couleur que le corps. 1872 Se dit d'un animal pourvu de griffes dont l'émail est particulier. 1885 Se dit des ongles des lions, des griffons, des aigles, etc., etc.; et des flèches dont les fers sont d'autre couleur que le fût. 1887 Se dit de l'émail des ongles des animaux sauvages et des oiseaux de proie. Ce terme est encore employé pour désigner l'émail du fer des flèches, piques et lances lorsqu'il diffère de celui du fût, ainsi que pour indiquer qu'un chevalier ou homme d'armes est revêtu d'une cuirasse, ou qu'un bras est couvert de brassards, ou une jambe de cuissarts et jambières. Armé de toutes pièces veut dire qu'un chevalier est revêtu d'une armure complète, y compris le casque, dont il faut indiquer si la visière est levée ou baissée. 1899 Lorsque les griffes des lions, des aigles, des léopards, etc ..., sont d'un autre émail que le corps de ces animaux, il faut le spécifier en blasonnant, et énoncer que le lion, l'aigle, le léopard ou le griffon sont armés (et non pas onglés, cette qualification n'étant applicable qu'aux animaux à pieds fourchus) ; le mot armé désigne aussi un homme couvert d'une armure, un bras d'un brassard, une main d'un gantelet ou portant une épée. 1901 Qualifie l'émail particulier des griffes du lion, du léopard et d'autres fauves, ainsi que des serres ou pattes des oiseaux de différentes espèces. Ce terme ne s'applique pas aux bêtes dont le pied est fourchu. On le donne à un soldat ou à un chevalier couvert de son armure, en tout ou en partie, et quelquefois au fer des flèches lorsque l'émail est distinct. 1905 Se dit des animaux lorsque les griffes sont d'un émail particulier. Se dit aussi de l'ours, de l'aigle, du coq, du dragon, etc. Se dit aussi pour qualifier une figure d'homme à pied ou à cheval qui tient une arme à la main, soit un dextrochère ou sénestrochère tenant une arme. Se dit encore des figures de guerrier muni d'une armure (si celle-ci est complète on dit alors qu'il est armé de toutes pièces). Se dit aussi des flèches dont les fers sont d'un autre émail que le bois.

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