Glossaire, dictionnaire héraldique: évolution de 1679 à 1905

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Glossaire français - anglais : 500 mots avec dessin des écus
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Cousu

Se dit des pièces honorables, mais principalement du chef, lorsque ces pièces sont d'un émail de la nature de celui du champ de l'écu ; c'est un cas exceptionnel à la règle générale qui exige métal sur couleur, ou couleur sur métal. Le mot cousu doit être énoncé avec soin, il est pris alors pour posé ou collé ; la qualification de cousu ne doit en aucun cas être appliquée aux meubles, ou pièces secondaires, et ne peut se rencontrer que dans les armes à enquerre.

1780 Se dit du chef, quand il est de métal sur métal ou de couleur sur couleur, comme aux armoiries des villes de Paris et de Lyon, et des maisons de Bonne, de la Croix-Chevrières et autres, en Dauphiné et ailleurs. On se sert aussi de ce mot pour les fasces, bandes, chevrons, etc. de couleur sur couleur, ou de métal sur métal. 1843 Se dit des partitions, lorsqu'elles sont de métal sur métal ou de couleur sur couleur, parce qu'elles figurent, dit-on, deux étoffes cousues ensemble : on l'emploie surtout pour le chef de l'écu. 1864 Se dit du chef quand il est de métal sur métal, de couleur sur couleur, ou de fourrure sur fourrure. 1872 Se dit d'un chef quand il est du même métal ou du même émail que le champ. 1885 Se dit des chefs, fasces et généralement de toutes les pièces héraldiques de métal sur métal, ou de couleur sur couleur. 1887 Terme dont les anciens héraldistes se servaient pour indiquer qu'une pièce héraldique était de métal dans un champ de métal ou de couleur dans un champ de couleur, ce qui est contraire aux règles du blason, qui ont pour but de faire ressortir les armoiries, que l'on dut être à même de reconnaître de loin sur les boucliers des chevaliers. Pour bien valoir, les figures de couleur doivent trancher sur un fond jaune ou blanc (or ou argent), et réciproquement. Mais on peut se dispenser de l'emploi du mot cousu parce que cela se voit bien quand les règles ont été violées, sans qu'il soit nécessaire de la proclamer en sus. Encore, il est probable que dans la plupart des cas cette infraction aux règles ait été la conséquence d'une erreur des artistes ou que les métaux et couleurs employés dans une peinture d'armoiries, se sont détériorées sous l'action du temps. L'argent, par exemple, a une tendance à tirer sur le noir ou le bleu ; l'or prend la nuance du pourpre, etc. Voir Enquerre. 1899 Se dit des pièces honorables, mais principalement du chef, lorsque ces pièces sont d'un émail de la nature de celui du champ de l'écu ; c'est un cas exceptionnel à la règle générale qui exige métal sur couleur, ou couleur sur métal. Le mot cousu doit être énoncé avec soin, il est pris alors pour posé ou collé ; la qualification de cousu ne doit en aucun cas être appliquée aux meubles, ou pièces secondaires, et ne peut se rencontrer que dans les armes à enquerre. 1901 Se dit de toutes les pièces du blason, de métal sur métal ou de couleur sur couleur. Les chefs cousus de couleur sur couleur sont très fréquents ; ceux de métal sur métal sont rares. L'usage étant de ne jamais mettre métal sur métal, ni couleur sur couleur, on se sert du terme cousu, puisqu'on feint avoir coupé l'écu en sa partie supérieure, et qu'on y a cousu un chef. 1905 Se dit des pièces honorables qui contrairement à la règle héraldique, se trouvent appliquées, dans un écu, émail sur émail ou métal sur métal. Cet attribut qui, dans l'origine, s'appliquait seulement au chef, fut étendu, par la suite, aux autres pièces honorables ; mais quand il s'applique à des pièces secondaires, les armoiries sont suspectes et sujettes à enquerre.

Couteau

Paraît dans l'écu ouvert, posé en pal la pointe en haut.

1901 Paraît dans l'écu, en pal, ouvert et la pointe en l'air.

Couteau pareur

Couteau servant à parer.

Couteau paroir

Couteau servant à parer.

Coutelas

Grand couteau à lame large et tranchante. Sabre court et large qui ne tranche que d'un côté. Petite épée.

Coutelas de boucher

Couteau de boucher

Coutelas de sapeur

Voir Coutelas. Sapeur est celui qui est employé à la sape, à la destruction.

Coutre

Voir Coustre.

1901 Fer tranchant faisant partie de la charrue et destinée à diviser la terre dans le labourage. Nous voyons rarement cet insigne dans le blason.

Coutre de charrue

Fer tranchant qui fait partie de la charrue, et qui sert à fendre la terre quand on laboure.

Couvent

Maison religieuse.

Couvert

Se dit d'un château ou d'une tour qui a un toit pointu. Lorsque le toit a un autre émail que le reste de l'édifice, il faut le blasonner. On dit aussi Pavilloné.

1780 Se dit d'une tour qui a un comble. 1864 Se dit d'une tour qui a un comble. 1885 Se dit d'une tour qui a un comble, ou toit pointu. 1887 Se dit : 1° de l'émail du toit pointu d'une tour ; 2° d'une coupe munie d'un couvercle. 1899 Se dit d'un château ou d'une tour ayant un toit pointu et d'un émail particulier, le pavillonné à la même signification. 1901 Se dit d'une tour, d'une forteresse, dont le toit est terminé en pointe ; d'une coupe munie de son couvercle. 1905 Se dit d'un château ou d'une tour qui a un toit pointu. Lorsque le toit a un autre émail que le reste de l'édifice, il faut le blasonner. On dit aussi Pavilloné.

Couverture

S'entendait, au moyen-âge, d'une pièce de literie, une couverture d'autel, une chemise de livre, une housse de cheval. Les housses des chevaux et des mulets étaient habituellement longues à toucher les sabots, peintes ou brodées aux couleurs et aux armoiries du propriétaire ; elles servaient à faire reconnaître les convois.

1905 S'entendait, au moyen-âge, d'une pièce de literie, une couverture d'autel, une chemise de livre, une housse de cheval. Les housses des chevaux et des mulets étaient habituellement longues à toucher les sabots, peintes ou brodées aux couleurs et aux armoiries du propriétaire ; elles servaient à faire reconnaître les convois.

Crabe

Crustacé, matin, littoral ou d'eau douce.

1905 Très rarement employé comme pièce héraldique, le crabe apparaît cependant dans certaines armoiries. Confondu souvent avec le scorpion et l'écrevisse, pris comme signe du Zodiaque (signe du Cancer), il est souvent mal figuré. Cette figure héraldique est surtout commune sur les armoiries anglaises.

Crampon

Instrument de fer, ou d'acier, que l'on enfonçait dans les murailles afin de maintenir les échelles dont on se servait dans les sièges pour monter à l'escalade. On dit qu'une pièce est cramponnée lorsque ses extrémités ont la forme d'un crochet ou d'une potence ; l'usage de ce meuble est assez fréquent dans les armes allemandes.

1772 Morceaux de fer dont on armoit les extrémités des échelles destinées à l'escalade des villes, et dont quelques Allemans ont orné l'écu de leurs armes, sous la figure d'un Z pointu par les deux bouts. 1780 Est un instrument de fer que les gens de guerre portaient lorsqu'ils allaient escalader quelques places ; ils les plantaient dans la muraille, et y attachaient leurs échelles de cordes. La figure du crampon est celle du Z, aiguisé par les demi-extrémités. 1872 Instrument ayant à peu près la forme d'un Z aiguisé aux deux extrémités. 1887 Espèce de croc, en forme d'une barre de fer posée verticalement, ayant une arête en haut à dextre et une autre en bas à senestre. 1899 Instrument de fer, ou d'acier, que l'on enfonçait dans les murailles afin de maintenir les échelles dont on se servait dans les sièges pour monter à l'escalade. On dit qu'une pièce est cramponnée lorsque ses extrémités ont la forme d'un crochet ou d'une potence ; l'usage de ce meuble est assez fréquent dans les armes allemandes. 1901 Instrument de fer ou d'acier, représenté tel que le crampon ordinaire à pointes aiguës, porté par les gens de guerre, à l'escalade de quelque place forte ou forteresse. Ils le plantaient dans le mur, y attachaient des échelles de cordes et parvenaient à pénétrer dans l'enceinte fortifiée. Le crampon se voit fréquemment dans les blasons allemands. 1905 Pièce héraldique représentant l'instrument employé par les hommes de guerre du moyen-âge lorsqu'ils montaient à l'assaut d'une place. Le crampon abondant surtout dans les armoiries d'Allemagne et de Flandre, a la forme d'un Z aux extrémités aiguisées.

Crampon de charpentier

Pièce de fer recourbée, à une ou plusieurs pointes.

Cramponné

Se dit de pièces principalement de croix dont une ou plusieurs branches sont terminées en crampon.

1780 Se dit des croix et autres pièces qui ont à leurs extrémités une demi-potence. 1798 Se dit des pièces qui ont à leurs extrémités une demi-potence. 1864 Se dit des croix et autres pièces qui ont une demi-potence à leurs extrémités. 1887 Se dit de pièces, principalement de croix, dont une ou plusieurs branches sont terminées en crampon. 1901 Attribut de pièces dont les extrémités se terminent en forme de crampon. 1905 Se dit des pièces courbées en crampons ou portant une demi-potence à leur extrémité.

Crancelin

Ce meuble est une demi-couronne à fleurons, ornée de pierreries et placée en bande cintrée, allant de l'angle dextre du chef à l'angle senestre du bas de l'écu.

1772 Portion d'une couronne posée en bande à-travers l'écu, qui se termine à ses deux extrémités, tant du côté du chef que de la pointe. 1780 Est une couronne de feuilles de rue mise ordinairement en bande, comme dans les armoiries de Saxe. 1843 Portion de couronne fleuronnée, posée en bande. 1872 Partie d'une couronne à fleurons posée en bande. 1885 Section de couronnes posée en bande. 1887 Meuble représenté sous la forme d'une section de couronne à fleurons, posée en bande. Il est très rare. 1899 Ce meuble est une demi-couronne à fleurons, ornée de pierreries et placée en bande cintrée, allant de l'angle dextre du chef à l'angle sénestre du bas de l'écu. 1901 Couronne formée de feuilles de rue, adoptée comme emblème principal par la Maison de Saxe. Elle est posée en bande, mouvante de l'angle dextre pour aboutir à l'angle senestre du bas de l'écu. 1905 Figure héraldique qui est un fragment de couronne à fleurons posé en bande. Le crancelin est une pièce d'armes allemande. On écrit aussi Cancerlin.

Cranceslin

Voir Crancelin.

1798 Voir Crancelin.

Crâne

Tête de mort représenté parfois surmonté d'un soleil symbolisant la résurrection.

1901 Crâne humain. 1905 Crâne humain. Tête d'animal.

Crapaud

Espèce d'animal venimeux qui ressemble à la Grenouille.

1901 Animal bien connu.

Craquelin

Espèce de gâteau qui craque sous les dents lorsqu'on le mange.

1905 Petit gâteau quelque peu en forme d'une paire de lunettes

Cravate

Ornement attaché en forme de cravate au haut de la lance d'un drapeau, et dont on laisse pendre les bouts.

1905 Ornement attaché en forme de cravate au haut de la lance d'un drapeau, et dont on laisse pendre les bouts.

Cravaté

Se dit des rubans de couleur qui se trouvent au sommet d'un drapeau ou d'une lance.

Crave

Oiseau des montagnes à bec et à pattes rouges.

1905 Corbeau des montagnes.

Crécerelle

Oiseau de proie. On appelle émouchet la femelle de la crécerelle, d'où le mot mouket de l'idiome roman.

1901 Oiseau de proie. On appelle émouchet la femelle de la crécerelle, d'où le mot mouket de l'idiome roman.

Crémaillère

Espèce de croc destiné à suspendre une marmite au-dessus du feu. Il y en a de différentes sortes.

1887 Espèce de croc, destiné à suspendre une marmite au-dessus du feu. Il y en a de différentes sortes. 1901 Est un instrument destiné à pendre les chaudrons ou autres vases culinaires dans les cheminées.

Créneau

Les tours et murs portent communément un rang de pierres carrées, appelées créneaux. Les créneaux sont de rigueur pour lesdites tours et murs, en sorte qu'il n'est pas nécessaire d'énoncer leur présence et que seulement leur absence doit être indiquée. Au moyen-âge les créneaux des maisons fortifiées à Florence indiquaient par leur forme les sentiments politiques de leurs habitants. Les créneaux rectangulaires étaient guelfes, les créneaux taillés en pointe aux extrémités, évidés sur le milieu, étaient gibelins. Cette dernière forme de créneaux parait encore aujourd'hui dans les armes de plusieurs familles florentines ; nous les avons appelés créneaux entaillés.

1679 Ou carneaux, par quelques uns dits bretesses, desquels faut quelquesfois specifier la quantité & forme (si elle est autre que carree, car il s'en voit en armes qui se terminent en pointe à la façon de bornes) & le lieu ou sont posez, soit en face, en chef, en bande, ou autrement. 1887 Les tours et murs portent communément un rang de pierres carrées, appelées créneaux. Les créneaux sont de rigueur pour lesdites tours et murs, en sorte qu'il n'est pas nécessaire d'énoncer leur présence et que seulement leur absence doit être indiquée. Au moyen-âge les créneaux des maisons fortifiées à Florence indiquaient par leur forme les sentiments politiques de leurs habitants. Les créneaux rectangulaires étaient guelfes, les créneaux taillés en pointe aux extrémités, évidés sur le milieu, étaient gibelins. Cette dernière forme de créneaux parait encore aujourd'hui dans les armes de plusieurs familles florentines ; nous les avons appelés créneaux entaillés. 1899 Nom donné à la garniture supérieure des tours, châteaux, murailles, etc ..., composée de parties pleines en maçonnerie, alternant avec des portions ajourées et vides.

Crénelé

Se dit de toute pièce héraldique surmontée d'un appareil denticulé rappelant les créneaux et qui est tourné vers le chef de l'écu. Crénelé est l'opposé de bastillé.

1694 Part. C'est aussi un terme de blason. Pal crenelé. croix crenelée. 1772 On dit qu'une piece honorable d'un écu est crenelée, lorsqu'elle est découpée comme l'étoient les anciennes murailles à creneaux. Le mot françois est dérivé de cran, coupure, entaillure; et l'anglois, de ce que c'est un endroit d'où l'on peut combattre. Upton l'appelle en latin imbatallatum, mot forgé de l'anglois; mais la plupart disent pinnatum, de pinna, créneau. Voyez Creneaux. Son origine vient sans doute de ce que l'on donnoit ces sortes de figures aux guerriers qui avoient les premiers escalade une muraille, ou défendu avec plus de courage. 1780 Se dit des tours, châteaux, bandes, fasces et autres pièces à créneaux. 1798 Façonné en forme de créneaux. Pal crénelé. Croix crénelée. 1864 Se dit des tours, bandes, châteaux, fasces, et autres pièces à créneaux. 1872 Se dit de pièces ayant créneaux. 1885 Se dit des tours surmontées de créneaux, ou des pièces héraldiques ayant cette forme sur l'une de leurs fasces. 1887 Se dit de pièces qui usuellement ne portent pas des créneaux, par ex. une fasce crénelée. 1899 Se dit d'une fasce, d'une bande et de toute autre pièce, ayant des créneaux à sa partie supérieure (le chef excepté, par sa position en haut de l'Ecu il ne peut être que bastillé). Les tours, châteaux et murailles qui sont représentés avec cette forme doivent être énoncés : crénelé, en ayant soin d'exprimer le nombre des créneaux. 1901 Se dit d'une fasce, d'une bordure, d'une bande, etc., garnie de créneaux. On n'applique cette expression aux tours et aux châteaux, que lorsqu'ils ont plus de trois créneaux. 1905 Se dit de toute pièce héraldique surmontée d'un appareil denticulé rappelant les créneaux et qui est tourné vers le chef de l'écu. Crénelé est l'opposé de bastillé.

Créquier

Représente un cerisier ou un prunier sauvage. Il a quelques ressemblances avec un chandelier à sept branches et sa tige a des racines. Son fruit se nomme crèque en patois picard. Arbre imaginaire à sept branches arrachées (trois à dextre, trois à senestre et une dressée), avec un tronc ou une tige. Les feuilles sont en forme de coeur renversé. Exceptionnellement, le créquier peut avoir un autre nombre de branches.

1679 Encores qu'il ne soit arbre, mais pource qu'il se trouve usité en armes, mesmes de quelques anciens. 1772 Sorte de prunier sauvage, qui croît dans les haies de Picardie, et qui porte un fruit qu'on appelle creque. Quelques-uns veulent cependant que le créquier soit un arbre imaginaire. La maison de Créqui en porte un dans ses armes, où il est représenté avec sept branches disposées en forme de chandelier, et de petits fruits comme des câpres. Le P. Menestrier dit que le crequier est un cerisier sauvage, qui ayant été mal représenté dans un tems où les Peintres et les Graveurs n'étoient point habiles, a toûjours retenu depuis la même figure dans les armoiries. 1780 Sorte de prunier sauvage, qui croit dans les haies en Picardie, et qui porte un fruit qu'on appelle creque : ou plutôt c'est un cerisier sauvage mal représenté dans les temps où les peintres et les graveurs n'étaient pas fort habiles, et qui a toujours gardé depuis la même forme dans les armoiries. 1798 Prunier sauvage. Le créquier ressemble à un chandelier à sept branches. 1843 Cerisier ou prunier sauvage de forme imaginaire et ressemblant à un chandelier à sept branches. 1864 Est un cerisier sauvage qui a une forme particulière. Voyez armes des Créqui. 1872 Cerisier sauvage qui dans les armoiries, a la forme d'un chandelier à plusieurs branches. 1887 Cerisier sauvage, représenté en style ornemental. 1899 Meuble de l'Ecu représentant un arbre imaginaire : chou ou cerisier sauvage, avec racines et tige; il est généralement figuré avec sept branches, on le rencontre sous cette forme dans les armes de Créqui. 1901 Arbre à sept branches nues terminées par une feuille plate et par des racines à sa tige. C'est un cerisier sauvage dont le fruit est nommé créque en patois picard. Dom Duplessis, prétend que le mot créquier vient du teuton Kerk signifiant une église ! Cette opinion est absurde. Les auteurs sont partagés sur l'origine de cet arbre ; les uns disent que c'est un prunier sauvage croissant aux environs du château de Créquy, en Artois ; les autres que c'est un arbre unique de son espèce en Orient. 1905 Pièce héraldique représentant un prunier ou un cerisier sauvage, avec ses racines, ses branches et ses fruits. Le créquier ressemble un peu à un chandelier à sept branches.

Crespe

Sorte d'étoffe un peu frisée et claire, qui est faite de soie crue et gommée.

Cresquier

Voir Créquier.

1905 Voir Créquier.

Cresson

Plante herbacée qui croît dans l'eau douce.

Crest

Ornement extérieur de l'Ecu, dans le genre du cimier, dont il diffère en ce qu'il ne se place pas, comme lui, directement sur le heaume ou la couronne. Il est toujours figuré dans des proportions réduites, et il semble planer au-dessus des armoiries. Il représente un animal entier, ou à demi-corps, un bras armé, ou tout autre meuble, excepté une des pièces honorables, posé sur un bâton droit, recouvert d'étoffes en tortil, ou mouvant d'une couronne. Le crest peut être mis en nombre et d'espèces variées, au-dessus des armoiries ; il est souvent surmonté ou soutenu d'une banderole chargée d'une devise ou d'un cri de guerre ; son emploi est peu fréquent dans les armes françaises.

1899 Le crest est un ornement extérieur de l'Ecu, dans le genre du cimier, dont il diffère en ce qu'il ne se place pas, comme lui, directement sur le heaume ou la couronne. Il est toujours figuré dans des proportions réduites, et il semble planer au-dessus des armoiries. Il représente un animal entier, ou à demi-corps, un bras armé, ou tout autre meuble, excepté une des pièces honorables, posé sur un bâton droit, recouvert d'étoffes en tortil, ou mouvant d'une couronne. Le crest peut être mis en nombre et d'espèces variées, au-dessus des armoiries ; il est souvent surmonté ou soutenu d'une banderole chargée d'une devise ou d'un cri de guerre ; son emploi est peu fréquent dans les armes françaises.

Crête

Dans les armoiries allemandes et surtout dans leurs cimiers quelques animaux ou objets sont ornés le long de leur dos d'une crête échancrée à angles très saillants. Dans quelques cas très rares cette crête n'est pas échancrée.

1864 Se dit des coqs à cause de leur crête. 1887 Dans les armoiries allemandes et surtout dans leurs cimiers, quelques animaux ou objets sont ornés le long de leur dos d'une crête échancrée, à angles très saillants. Dans quelques cas très rares, cette crête n'est pas échancrée. 1901 On remarque que beaucoup d'animaux et d'objets portés en cimier par les Allemands ont une crête le long de leur dos.

Crêté

Se dit pour la crête des coqs, des dauphins et de quelques autres animaux chimériques ou non, d'émail différent de celui du corps.

1772 Il se dit des coqs, à cause de leur crête. 1780 Se dit des coqs à cause de leur crête. 1872 Se dit d'un coq dont la crête est d'un émail différent. 1885 Se dit des coqs quand ils ont la crête d'autre émail que le corps. 1887 Se dit de l'émail de la crête que les coqs, dauphins etc. portent sur leur tête. 1899 Lorsqu'un animal, coq, dauphin, etc ..., à la crête d'un autre émail que celui du corps, on doit, en blasonnant, les dire crêté et..., suivant ce qui est représenté. 1901 S'entend de la crête des gallinacés et des dauphins, lorsqu'elle est d'un émail différent de celui de leur corps. 1905 Se dit d'un coq, quand sa crête est d'un émail particulier. Voir Coq. Se dit également du dauphin, du heaume employé comme meuble de l'écu, et qui est surmonté d'un ou plusieurs panaches.

Crêtelé

Voir Engrelé.

Creuset

Récipient en terre réfractaire, en métal, en alliage.

1901 Récipient utilisé en chimie.

Creuset de chimie

Vaisseau (récipient) de terre dans lequel on fait fondre les métaux.

Crevette

Petit crustacé.

Cri

Le cri d'arme ou de guerre, particulier à certaines familles est placé en dessus des armoiries, généralement il est écrit sur un liston ou banderole toujours indépendante de l'écu. Ne pas confondre avec la devise.

1887 Sentence très courte, souvent le seul nom de famille, qui servait à ralier sous leur bannière les combattants sur le champ de bataille. Le cri se place au-dessus du cimier, d'ordinaire dans un listel flottant. 1899 Le cri diffère de la devise par sa brièveté et que comme cette dernière ; il figure généralement sur les timbres, parmi les ornements extérieurs de l'Ecu, et est inscrit sur une banderole.

Cri de guerre

Ou cri d'armes. Ancienne exclamation des guerriers. On la voit inscrite sur un listel toujours flottant au-dessus du cimier des armoiries.

1887 Voir Cri. 1901 Ou cri d'armes. Ancienne exclamation des guerriers. On la voit inscrite sur un listel toujours flottant au-dessus du cimier des armoiries.

Crible

Meuble d'armoiries peu usité qui représente une espèce de tamis de forme cylindrique.

1899 Tamis de forme cylindrique dont le fond est grillé. 1905 Meuble d'armoiries peu usité qui représente une espèce de tamis de forme cylindrique.

Cric

Espèce de machine à roue de fer avec une manivelle, propre à lever de terre quelque fardeau. Représenté comme un cric à bois. Poignard des Malais.

1887 Instrument destiné à soulever des fardeaux.

Criné

Indique l'émail de la crinière des animaux.

1887 Indique l'émail de la crinière des animaux.

Criquet

Insecte herbivore se déplaçant en sautant et en volant.

Cristal de roche

Pierre blanche et transparente comme de l'eau.

Croc

Tige de fer dont la pointe est recourbée et aiguë. (le Crible et le Croc sont peu usités dans les armes françaises ; ont les rencontre le plus souvent dans celles l'Angleterre et d'Allemagne). Il y a des crocs de bateliers, des crocs de tonneliers et d'autres professions ; comme on en trouve de diverses formes il est nécessaire d'en faire une description la plus exacte que possible.

1887 Voir Crochet. 1899 Tiges de fer dont la pointe est recourbée et aiguë (le Crible et le Croc sont peu usités dans les armes françaises ; ont les rencontre le plus souvent dans celles l'Angleterre et d'Allemagne). 1901 Instrument semblable à une gaffe de marine, à pointe aiguë. 1905 Fer crochu ou gaffe des mariniers.

Crochet

Voir Croc.

1887 Instrument à l'usage des bateliers. Comme on en trouve de diverses formes, il est nécessaire d'en faire une description aussi exacte que possible s'il dévie de la forme simple la plus ordinaire. 1901 Voir Croc. 1905 Croc de petite dimension. Outil de fer à dents recourbées. Crampon.

Crochet de marinier

Crochet au bout d'un bâton servant à attraper les cordages.

Crocodile

Le crocodile est ordinairement posé en fasce, de profil et passant ou arrêté, alors que le lézard l'est en pal les pattes écartées et la queue ondoyante, tournée vers senestre.

1679 (Crocodille) De plusieurs sortes le plus souvent passans. 1901 La forme générale du crocodile est assez semblable, en grand, à celle des autres lézards.

Crocodille

Voir Crocodile.

1679 Voir Crocodile.

Crocus

Plante à bulbe et à fleurs jaunes ou violettes.

Croisé

On doit, en blasonnant, énoncer qu'une couronne, une bannière, ou tout autre meuble surmonté ou portant une croix, qu'il est croisé, lors même que cet emblème n'est pas d'un émail particulier. Signifie aussi que deux meubles se croisent.

1772 Se dit du globe impérial et des bannieres où il y a une croix. 1780 Se dit du globe impérial, des bannières, et des besants qui ont des croix. 1864 En forme de croix, ou orné de croix. 1872 Se dit de tout objet portant une croix. 1885 Se dit de tout ce qui porte une croix. 1887 Se dit des objets qui portent une croix. 1899 On doit, en blasonnant, énoncer qu'une couronne, une bannière, ou tout autre meuble surmonté ou portant une croix, qu'il est croisé, lors même que cet emblème n'est pas d'un émail particulier. 1901 Se dit des objets qui portent une croix : un globe surmonté d'une croix ; le panonceau d'un agneau pascal, lorsque la croisette est d'émail différent. 1905 Se dit d'un globe surmonté d'une croix, et du panonceau de l'agneau pascal, quand la croisette est d'un émail particulier. On dit également Croisetté.

Croisette

Petite croix qui est le diminutif de la croix alaisée et qui, le plus souvent, charge ou accompagne une pièce principale. On disait aussi croisille.

1772 Petite croix. Il y a des écus semés de croisettes. Les faces et autres pieces honorables sont quelquefois chargées ou accompagnées de croisettes. 1780 C'est ainsi qu'on appelle dans le blason de petites croix qui accompagnent d'autres pièces, ou dont les écus sont semés sans nombres. 1843 Petite croix alaisée et représentée en nombre dans un écu. 1887 Petite croix communément en nombre dans l'écu. 1899 Ce meuble est une croix régulière et de petite dimension, le plus souvent employée en nombre dans les armoiries. Le champ d'un Ecu peut en être semé : on la rencontre chargeant ou accompagnant les pièces honorables ; elle est toujours alésée. 1901 Petite croix dans un écu. 1904 Petite croix. 1905 Petite croix qui est le diminutif de la croix alaisée et qui, le plus souvent, charge ou accompagne une pièce principale. On disait aussi croisille.

Croisetté

S'emploie comme synonyme de croisé. Se dit de toute pièce chargée de croisettes. Attribut de la croix dont les branches sont terminées par des croisillons. Dans ce sens on dit mieux Recroisettée.

1905 S'emploie comme synonyme de croisé. Se dit de toute pièce chargée de croisettes. Attribut de la croix dont les branches sont terminées par des croisillons. Dans ce sens on dit mieux Recroisettée.

Croisille

Forme ancienne du mot Croisette.

1905 Forme ancienne du mot Croisette.

Croisillon

Se dit de la traverse d'une croix ou de petite croix.

1905 Chacun des quillons formant la croix d'une épée ou d'une dague.

Croison

Le point de croisement des deux branches de la croix.

1901 Traverse d'une croix.

Croisonné

Se dit d'une petite croix située sur un côté d'un meuble. Il faut préciser sa position.

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