Glossaire, dictionnaire héraldique: évolution de 1679 à 1905

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Glossaire français - anglais : 500 mots avec dessin des écus
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Tiare

Coiffure du Pape, haute toque chargée de trois couronnes superposées et sommées d'une croisette : ce meuble est aussi appelé triregnum.

1864 Coiffure pontificale. 1899 Coiffure du Pape, haute toque chargée de trois couronnes superposées et sommées d'une croisette : ce meuble est aussi appelé triregnum. 1901 Triple couronne du Pape. Elle est composée d'un haut bonnet conique blanc, environné de trois couronnes à fleurons d'or, enrichies de pierres précieuses, terminé par un petit globe, surmonté d'une croisette également d'or.

Tibli

Semble qualifier un pigeon.

Tierce

On donne ce nom à des fasces réduites, ou trangles, qui se placent trois à trois sur un écu ; les tierces sont soumises aux mêmes règles que les jumelles, quoique ces dernières soient posées deux à deux.

1772 Ou Tierches. Ce sont fasces en devise qui se mettent trois à trois, comme les jumelles deux à deux, les trois fasces n'étant comptées que pour une, et toutes les trois n'occupant que la largeur de la fasce ordinaire, ou de la bande, si elles y sont posées, pourvu qu'il n'y en ait qu'une dans un écu. 1780 Sont trois filets qui se mettent de trois en trois, comme les jumelles se mettent de deux en deux. Les tierces se posent en fasce, en bande, en croix, en sautoir. 1843 Figure composée de trois trangles posées près les unes des autres. 1887 Fasces très rétrécies toujours employées au nombre de trois. La position horizontale leur est propre ; toute autre position doit être indiquée. 1899 On donne ce nom à des fraises réduites, ou filets, qui se placent trois à trois sur un écu ; les tierces sont soumises aux mêmes règles que les jumelles, quoique ces dernières soient posées deux à deux. 1901 Fasce formée de trois trangles. La position horizontale lui est propre ; toute autre position doit être énoncée. La tierce est placée au milieu de l'écu ; elle occupe en hauteur deux parties des sept de la largeur du même écu ; ces deux parties sont divisées en cinq espaces égaux horizontalement, trois pour les pleins, deux pour les vides ; ainsi chaque plein à un cinquième des cinq espaces et les deux vides un cinquième chacun. Deux tierces dans l'écu, se posent comme deux fasces, etc. La tierce est quelquefois posée en bande ; deux se mettent quelquefois en sautoir. 1905 Filets posés trois par trois sur l'écu, en fasce, barre, bande ou pal, et dont la largeur totale (y compris les deux intervalles) est égale à celle de ces pièces honorables.

Tiercé

Qui est divisé en trois parties qui sont d'émail différent., en parlant d'un écu. Un écu peut être tiercé en fasce, en bande ou en pal.

1772 Ce mot se dit d'un écu qui est divisé en trois parties, soit en pal, soit en bande, soit en fasce, par deux lignes parallèles qui ne se coupent point. Tiercé en bande, est lorsque l'écu est divisé en trois parties égales, comme en trois bandes faites de trois émaux différens, sans autre champ ni figure. On dit aussi tiercé en pal et en fasce. 1780 Se dit de l'écu divisé en trois parties en long, en large, diagonalement ou en mantel. 1798 Il se dit de l'écu divisé en trois parties, en long, en large, diagonalement, ou en mantel. 1843 Divisé en trois parties égales. 1864 Se dit de l'écu divisé en trois parties. 1872 Divisé en trois parties égales. 1885 Ecu divisé en trois parties en long, en large, diagonalement ou en mantel. 1887 Divisé en trois parties égales au moyen de lignes droites. De cette manière on obtient le tiercé en bande, en barre, en chevron, en écusson, en fasce, en pairle, en pairle renversé et en pal. 1899 Se dit de l'écu divisé en trois parties égales, en fasce, en pal, en bande, ou en barre, ce qui équivaut à coupé, parti, tranché ou taillé, de deux traits ; chacune de ces divisions est généralement d'un émail spécial. Le tiercé en mantel épouse la même forme que le mantelé, il est peu usité dans les armes françaises. 1901 Division de l'écu en trois parties égales, au moyen de deux lignes droites. On obtient aussi le tiercé en fasce, en bande, en barre, en chevron, en pal, en écusson. 1904 Se dit de l'écu divisé en trois parties. 1905 Qui est divisé en trois parties qui sont d'émail différent., en parlant d'un écu. Un écu peut être tiercé en fasce, en bande ou en pal.

Tiercefeuille

Figure employée dans l'ornementation, représentant une feuille à trois pétales et sans queue. La tiercefeuille est une figure héraldique semblable au trèfle, mais qui n'a point de queue, l'espace compris entre les feuilles s'appelle refente.

1772 Figure dont on charge les écus des armoiries; elle a une queue par laquelle elle est distinguée des trèfles qui n'en ont point. 1798 Qui se dit d'un trèfle avec une queue. 1843 Fleur à trois fleurons, qui diffèrent du trèfle par l'absence de queue. 1864 Feuille de trèfle à trois lobes. 1872 Fleur à trois feuilles pointues. 1885 Trèfles sans queue. On nomme refentes l'espace compris entre les feuilles. 1887 Fleur à trois feuilles pointues. 1899 Ce meuble est semblable au trèfle quant à la disposition des feuilles, mais il est toujours figuré sans queue. 1901 Fleur, sans queue, à trois feuilles pointues. 1905 Figure employée dans l'ornementation, représentant une feuille à trois pétales et sans queue. La tiercefeuille est une figure héraldique semblable au trèfle, mais qui n'a point de queue, l'espace compris entre les feuilles s'appelle refente.

Tierce-feuille

Voir Tiercefeuille.

1798 Voir Tiercefeuille.

Tiercelet

Mâle de plusieurs espèces d'oiseaux de proie. Épervier.

1905 Faucon mâle. Autrefois, mâle de tout oiseau, excepté pourtant du lanier, dont le mâle était le laneret, et du sacre, dont le mâle était le sacret.

Tiercelin

Tiercelet (Oiseau de chasse) ou le tiers de l'écu.

Tigé

Plante, arbre ou fleur ayant une tige ou des branches d'un émail particulier. Se dit aussi d'une fleur héraldique ayant une tige alors qu'elle ne devrait point en avoir.

1772 Qui se dit des plantes et des fleurs représentées sur leurs tiges. 1780 Se dit des palmes et fleurs. 1798 Il se dit des arbres et plantes dont la tige est d'un émail différent. 1843 Représenté avec sa tige du même émail ou d'un émail différent. 1864 Se dit des palmes et fleurs qui ont une tige. 1872 Se dit de l'émail de la tige d'une plante. 1885 Se dit des palmes et fleurs. 1887 Se dit de l'émail de la tige des plantes et des fleurs. 1899 Se dit d'une fleur ou d'un fruit lorsqu'il est nécessaire d'indiquer que la tige qui tient à ce meuble est d'un émail particulier. 1901 Se dit de l'émail de la tige des plantes et des fleurs. 1905 Qui est muni de sa tige en parlant des fleurs et des plantes.

Tigre

Mammifère carnivore, du genre chat. Dessiné généralement passant, au naturel.

1887 Les tigres sont très rares en armoiries et servent communément de supports. On les représente sous leur couleur naturelle. 1901 Mammifère du genre Chat. Le tigre royal ou tigre ordinaire, usité en armoiries, a le pelage jaune-fauve en dessus, blanc en dessous, tigré, c'est-à-dire marque de bandes irrégulières et transversales, qui sont noires. Le poil est ras ; la queue est couverte d'anneaux alternativement noirs et jaunes, avec le bout noir. Il parait posé debout dans l'écu ou comme support d'un écu.

Tigré

Qui est couvert d'émaux alternativement sable et or dans la forme du pelage du tigre. Si ce sont d'autres émaux, il faut l'indiquer.

Tigre héraldique

Cet animal symbolique, qui ne se voit que dans les armoiries britanniques, est toujours représenté passant. Il a la tête d'un crocodile et le corps d'un lion ; la queue relevée sur le dos. En outre il se distingue par une touffe de poils à chaque côté du cou.

1887 Cet animal chimérique qui ne se trouve que dans des armoiries anglaises est toujours passant. Il a la tête d'un crocodile et le corps d'un lion, la queue relevée sur le dos. En outre, il se distingue par deux touffes de poils des deux côtés du cou. 1899 Cet animal chimérique est représenté en armoiries sous la forme d'un monstre moitié chien et moitié lion, ayant la gueule ouverte ; si les pointes hérissées du corps sont d'un émail particulier, on dit le tigre hérissonné de ... 1901 Cet animal symbolique, qui ne se voit que dans les armoiries britanniques, est toujours représenté passant. Il a la tête d'un crocodile et le corps d'un lion ; la queue relevée sur le dos. En outre il se distingue par une touffe de poils à chaque côté du cou.

Tillet

Écorce de la tige du chanvre, appelé aussi teille ou tille.

Tilleul

Arbre aux fleurs odorantes.

1901 Arbre de moyenne grandeur, à feuilles alternes simples, en forme de coeur, à petites fleurs blanches ou jaunâtres.

Tillot

Tilleul.

Timbre

Casque ou couronne surmontant l'écu.

1772 Ce mot se dit de tout ce qui se met sur l'écu qui distingue les degrés de noblesse ou de dignité, soit ecclésiastique, soit séculière, comme la tiare papale, le chapeau des cardinaux, évêques et protonotaires, les croix, les mitres, les couronnes, bonnets, mortiers, et surtout les casques, que les anciens ont appellés particulièrement timbres, parce qu'ils approchoient de la figure des timbres d'horloges, ou parce qu'ils résonnoient comme les timbres quand on les frappoit. C'est l'opinion de Loyseau qui prétend que ce mot vient de tintinnabulum. Les armoiries des cardinaux sont ornées d'un chapeau rouge qui leur sert de timbre. Les rois et les princes portent le timbre ouvert; les ducs, les marquis et les comtes le portent grillé et mis de front; les vicomtes, les barons et les chevaliers le portent un peu tourné, et on le nomme alors de trois quartiers. 1864 Couronnement de l'écu destiné à marquer le rang de la noblesse. 1887 Nom collectif de tout ce qui se place au-dessus de l'écu : casque, cimier, lambrequins. L'écu, ainsi orné, est dit timbré. 1899 Se dit de toute coiffure qui se met au-dessus de l'écu, le heaume, la couronne, la mitre, le chapeau, la toque, etc ..., qui paraît surmonté de ces attributs et marques de dignité se dit timbré de ... 1901 Nom collectif de tout ce qui se place au-dessus de l'écu : casque, cimier, lambrequins. L'écu ainsi orné est dit timbré. 1905 Casque ou couronne surmontant l'écu.

Timbré

Nom collectif de tout couvre-chef, qui se place au-dessus de l'écu, casque, couronne, toques, mortiers, mitre, tiare, etc... L'écu ainsi orné est dit timbré. Selon certains auteurs, on dit surmonté pour un casque et sommé pour une couronne. Attribut réservé aux nobles et aux bourgeois de Paris.

1694 (Timbre) - v. act. Terme de blason, Accompagner d'un timbre. Timbrer une armoirie. 1772 Armes qui sont chargées d'un timbre, et qui n'appartiennent qu'aux nobles, suivant les règles du blason. Voyez Timbre. 1780 Se dit de l'écu couvert du casque ou timbre. 1798 Accompagner d'un timbre ou de quelque autre marque d'honneur, de dignité. Timbrer une armoirie. Les armes du Pape sont timbrées d'une tiare. Il se dit de l'écu couvert du casque ou timbre. 1843 Surmonté d'un casque. 1872 Se dit de toutes pièces mises au-dessus de l'écu. 1885 Se dit de l'écu couvert du casque ou timbre. 1901 Se dit d'un écu surmonté d'un casque ; de même que l'on dit sommé celui sur lequel il y a une couronne. 1905 Se dit de l'écu surmonté d'un timbre.

Timon

Longue pièce de bois placée à l'avant-train d'une voiture, d'une charrue, et de chaque côté de laquelle on attelle une bête de trait pour tirer, retenir ou faire reculer cette voiture, cette charrue. Barre de gouvernail, le gouvernail lui-même.

1905 Longue pièce de bois placée à l'avant-train d'une voiture, d'une charrue, et de chaque côté de laquelle on attelle une bête de trait pour tirer, retenir ou faire reculer cette voiture, cette charrue. Barre de gouvernail, le gouvernail lui-même.

Tinette

Petite cuve, vaisseau (récipient) de bois qui n'est point couvert, et qui est ordinairement plus large par en haut que par en bas.

Tire

Chacune des rangées horizontales de points du vair et de l'échiqueté.

1772 Ce mot se dit des traits ou rangées de vair, dont on se sert pour distinguer le beffroi, le vair, et le menu vair. Le beffroi est composé de trois tires, le vair de quatre, et le menu vair de six. Quand un chef ou une face sont vairés, il faut spécifier de combien de tires ou de rangs. 1843 Rang de carreaux dans une pièce échiquetée ; rang de cloches dans le vair. 1864 Figure du blason qui représente une ligne. 1872 Rang de carreaux d'un échiquier. 1885 Traits de l'échiqueté ou du vairé. 1887 Nom d'un rang de points dans l'échiqueté. 1899 Nom que l'on donne aux traits ou rangées formés et parés d'une fourrure, d'un échiqueté, etc ... 1901 Nom d'un rang de carreaux sur un chef, une fasce, une bande, un chevron ou autre pièce échiquetée. On nomme en blasonnant le nombre de tires. 1905 Chacune des rangées horizontales de points du vair et de l'échiqueté.

Tire-bourre

Outil pour enlever le reste de bourre après usage, dans le canon d'un fusil.

Tirefond

Anneau de fer dont les tonneliers se servent pour élever la dernière douve du fond d'un tonneau et la faire entrer dans la rainure.

1905 Anneau de fer dont les tonneliers se servent pour élever la dernière douve du fond d'un tonneau et la faire entrer dans la rainure.

Tiret

Voir Tire.

1798 Voir Tire.

Tison

Reste d'une bûche, d'un morceau de bois, dont une partie a été brûlée.

Toise

Règle de menuisier qui est creuse et contient une autre règle mobile.

1905 Règle de menuisier qui est creuse et contient une autre règle mobile.

Toison

Peau de mouton garnie de laine, et quelquefois le mouton entier.

1885 Dépouille d'agneau ou de mouton. 1887 Dépouille d'agneau ou de mouton. Le collier de la Toison d'Or est de la dernière rareté en armoiries, mais assez souvent on rencontre une des parties intégrantes du collier, savoir le fusil. 1901 Dépouille d'agneau ou de mouton. Le collier de la Toison d'Or est très rare en armoiries, mais assez souvent on y voit une des parties intégrantes du collier : le fusil. 1905 Peau de mouton garnie de laine, et quelquefois le mouton entier.

Toison d'or

Ordre de Chevalerie.

Toit

Peut être pointu, en dôme, girouetté, etc...

Tomate

Plante herbacée annuelle.

Tondeur

Tondeur de mouton ou Tondeur de drap.

1905 Tondeur de mouton ou Tondeur de drap.

Tonnant

Se dit de canon ou de toute autre arme à feu de guerre ou de chasse duquel sort du feu et de la fumée par le canon. Dit aussi foudroyant.

1885 Se dit d'un écusson représenté avec des jets de flammes et des tourbillons de fumée. 1905 Se dit des canons et armes de guerre représentés avec des flammes ou de la fumée sortant de la bouche, c'est-à-dire au moment de la détonation.

Tonne

Sorte de grand tonneau, plus renflé par le milieu que le tonneau lui-même.

1905 Sorte de grand tonneau, plus renflé par le milieu que le tonneau lui-même.

Tonneau

Parfois barrique, contenant généralement du vin. On le dit cerclé ou lié des bandes qui maintiennent les douelles et bondé de sa bonde lorsque ces attributs sont d'un émail particulier. Le terme tonneau est plutôt réservé pour le vin et celui de baril pour la poudre à canon, mais ce n'est pas absolu.

Tons

(ou Taons) - Insectes.

Toque

Sorte de chapeau à petits bords, couvert de velours, de satin, etc. plat par-dessus, et plissé tout autour. Toque de velours. Coiffure des titrés du premier Empire.

1899 Cet ornement extérieur ne figure guère que dans les armoiries de la noblesse impériale, il sera expliqué et représenté dans la partie de cet ouvrage qui est consacrée au code héraldique créé par l'empereur Napoléon 1er pour les annoblis et les dignitaires de l'empire français.

Tor

Poisson.

Torgan

Poisson.

Toron

Fil servant à la confection des câbles.

1905 Fil servant à la confection des câbles.

Torque

Se dit d'un bourlet qui se pose sur le heaume, et qui est des deux principaux émaux du corps des armoiries.

1772 Se dit d'un bourrelet de figure ronde, tant dans sa circonférence, que dans son tortil, étant composé d'étoffe tortillée, comme le bandeau dont on charge la tête de more qui se pose sur les écus. La torque est toujours de deux principaux émaux, qui sont le gros des armoiries, aussi-bien que les lambrequins; mais c'est le moins noble des enrichissemens qui se posent sur le heaume pour cimier. 1780 Est un bourlet de différentes couleurs qui se met sur le casque. On le nomme aussi tortil ou bourlet. Il était ordinairement composé des couleurs du Chevalier. 1798 Se dit d'un bourlet qui se pose sur le heaume, et qui est des deux principaux émaux du corps des armoiries. 1905 Bourrelet d'étoffe tortillée, des deux principaux émaux de l'écu, posé sur un casque en guise de cimier. Elle est semblable en tout au tortil qui entoure la tête de Maure. Elle disparaît du casque héraldique vers la fin du XVIIe siècle.

Torteau

Voir Tourteau.

1679 Voir Tourteau.

Tortil

Le tortil est une sorte de bourrelet en forme de torsade, d'enroulements d'étoffes, aux couleurs des armes du chevalier ; il se place sur le heaume en manière de couronne ; cet ornement est quelquefois appelé torque.

1772 Voir Tortis 1780 Est la bande qui entoure les têtes des mores. Ces têtes de mores ainsi ornées, sont dites tortillées de tel émail. 1798 Sorte de diadème dont est ceinte une tête de more représentée sur un écu. 1843 Espèce de bandeau qui ceint une tête humaine. 1864 Est le diadème qui ceint la tête des barons. Il est formé d'un cercle avec des perles entortillées. 1872 Sorte de bourlet entourant les têtes de more. 1885 Espèce de turban des têtes de More. On le nomme aussi Torque 1887 Nom du bourlet qui entoure les têtes de More, qui alors sont tortillées. Quelquefois c'est un simple ruban ; d'autres fois on voit deux rubans enroulés d'émaux différents. 1899 Le tortil est une sorte de bourrelet en forme de torsade, d'enroulements d'étoffes, aux couleurs des armes du chevalier ; il se place sur le heaume en manière de couronne ; cet ornement est quelquefois appelé torque. 1901 Bandeau qui entoure les têtes de Mores, qui sont alors dites tortillées. Assez large sur le front, il se rétrécit sur le derrière de la tête ; ses deux bouts ondoyants et noués finissent en pointes. Quelquefois c'est un simple ruban noué et terminé en deux pointes. C'est aussi un rang de petites perles entourant le bandeau de la couronne de baron, en façon de chapelet et montrant trois petites bandes, chacune de trois perles, à égales distances. 1905 Bourrelet en torsade qui ceint le front de la tête de Maure et qui est toujours figuré avec ses bouts pendants par derrière. Voir Maure (tête de).

Tortil de baron

Cordon qui se tortille autour des couronnes des barons.

1905 Ou Couronne de baron : cercle d'or gemmé, rebordé plus fortement en haut qu'en bas, et autour duquel est passé en spirale un collier de perles.

Tortillant

Qui est enroulé autour d'un objet, en parlant du serpent ou de la guivre.

1772 Se dit du serpent ou de la guivre qui entourent quelque chose. De gueules au basilic tortillant d'argent en pal, couronne d'or. 1780 Se dit de la guivre ou serpent. 1798 Se dit du serpent et de la givre. 1899 Se dit de la bisse et de la givre représentées entourant quelque meuble ; le serpent figuré ainsi est souvent désigné par : serpent arrondi. 1905 Qui est enroulé autour d'un objet, en parlant du serpent ou de la guivre.

Tortillé

Se dit de la tête de Maure, pour désigner l'émail ou le métal de son tortil, quand ce tortil n'est pas d'argent. C'est surtout comme attribut de la tête de Maure qu'on emploie le mot tortillé, mais on l'accole aussi au noms de certains reptiles, guivre, bisse, couleuvre, lézard, etc., qui ne sont enroulé autour d'aucun soutien, et seulement pour indiquer que leur corps n'est pas rectiligne. Voir Guivre.

1772 Ce mot se dit en blasonnant, de la tête qui porte le tortil, comme est celle du maure, qui est toute semblable au bourrelet, et qui sert quelquefois de timbre. 1843 Qui a un tortil. 1864 Se dit d'une figure disposée en tortil. 1885 Se dit de la tête qui porte un tortil. 1899 Se dit au sujet de la tête de maure lorsqu'il est nécessaire d'indiquer l'émail donné au ruban ou à la torsade dont cette tête est ornée. 1901 Se dit du bandeau ou tortil d'une tête d'homme. 1905 Se dit de la tête de Maure, pour désigner l'émail ou le métal de son tortil, quand ce tortil n'est pas d'argent. C'est surtout comme attribut de la tête de Maure qu'on emploie le mot tortillé, mais on l'accole aussi au noms de certains reptiles, guivre, bisse, couleuvre, lézard, etc., qui ne sont enroulé autour d'aucun soutien, et seulement pour indiquer que leur corps n'est pas rectiligne. Voir Guivre.

Tortis

Fil de perles qui entoure la couronne des Barons.

1772 C'est un cordon qui se tortille autour des couronnes des barons; ce mot se dit aussi du bandeau qui ceint les têtes de more sur les écus. 1798 Assemblage de plusieurs fils de chanvré, de laine, de soie, etc. tordus ensemble. Espèce de couronne ou de guirlande de fleurs. Un tortis de fleurs. Un tortis de myrte. Il est vieux. on appelle Tortis, le fil de perles qui entoure la couronne des Barons.

Tortue

Cet animal se représente vu de dos, la tête vers le chef, et n'a pas d'émail particulier.

1899 Cet animal se représente vu de dos, la tête vers le chef, et n'a pas d'émail particulier. 1901 Reptile dont le corps est enfermé dans une cuirasse osseuse dite carapace qui ne laisse passer que la tête, la queue et les quatre pattes.

Touaille

Parure pour la tête, faisait partie de la toilette ; étoffe de lin, toujours blanche.

Toulouse

L'importance donnée à la croix dite de Toulouse, qui est une croix alésée, vidée, cléchée et pommetée fait qu'en blasonnant on peut se dispenser de dire croix de Toulouse, et simplement énoncer de Toulouse.

1899 L'importance donnée à la croix dite de Toulouse, qui est une croix alésée, vidée, cléchée et pommetée fait qu'en blasonnant on peut se dispenser de dire croix de Toulouse, et simplement énoncer de Toulouse.

Toupie

Jeu d'enfant.

Toupin

Petit récipient ou Cafetière en terre ou encore Sabot.

Tour

Tour d'ancien château, généralement de forme ronde, mais on trouve aussi des tours carrées. Sa porte a des bossages ou pierres de refends ; au-dessus est une ouverture circulaire, et plus haut deux fenêtres carrées longues. Son sommet est garni de trois créneaux. Il y a des tours donjonnées d'un, deux ou trois donjons, l'un à côté de l'autre. On en voit qui sont doublement donjonnées. On dit d'une tour : ouverte, pour la porte, ajourée, pour les fenêtres ; maçonnée, pour les joints des pierres, lorsqu'ils sont d'un émail différent. Couverte, pour le toit, lorsqu'il y en a un ; essorée, s'il est d'un émail différent ; girouettée, s'il y a une girouette. En héraldique, la tour désigne un château-fort servant d'asile aux seigneurs et à leurs vassaux, en temps de guerre. La tour donjonnée, plus fréquente que la tour ordinaire, marque un château ou une forteresse défendue avec valeur par celui auquel le Souverain en a confié le commandement.

1679 Ont quelques unes la porte gryllee, autres non. 1772 Il y a en blason différentes espèces de tours; on les appelle rondes, quarrées, crevées, carnelées ou crénelées. Les unes sont sans portes, les autres avec la porte grillée, les unes sont maçonnées, quelques autres sont couvertes; et il y en a de sommées de girouettes, ou d'autres pieces. 1885 On doit indiquer l'émail des ouvertures lorsqu'il est différent. 1887 Sa forme ordinaire est celle d'un édifice rond ; mais on trouve des tours carrées et autres. On dit ajouré des fenêtres et ouvert de la porte. La tour est toujours crénelée ; s'il en était autrement, il faudrait l'indiquer. 1899 En armoiries, la tour paraît ronde : si elle est figurée carrée c'est un donjon. On dit la tour ouverte pour en désigner la porte ; ajourée, s'il s'agit des fenêtres, et maçonnée, en parlant des joints des pierres paraissant d'un émail spécial. La tour se dit hersée, lorsqu'elle semble fermée par une herse-sarrasine ; girouettée si elle porte une girouette, et donjonnée, lorsqu'elle est surmontée de tourelles et de donjon, il faut alors spécifier le nombre des ces pièces, et aussi celui des émaux d'une tour crénelée, lorsque le nombre de ces pièces est déterminé. 1901 Tour d'ancien château, généralement de forme ronde, mais on trouve aussi des tours carrées. Sa porte a des bossages ou pierres de refends ; au-dessus est une ouverture circulaire, et plus haut deux fenêtres carrées longues. Son sommet est garni de trois créneaux. Il y a des tours donjonnées d'un, deux ou trois donjons, l'un à côté de l'autre. On en voit qui sont doublement donjonnées. On dit d'une tour : ouverte, pour la porte, ajourée, pour les fenêtres ; maçonnée, pour les joints des pierres, lorsqu'ils sont d'un émail différent. Couverte, pour le toit, lorsqu'il y en a un ; essorée, s'il est d'un émail différent ; girouettée, s'il y a une girouette. En héraldique, la tour désigne un château-fort servant d'asile aux seigneurs et à leurs vassaux, en temps de guerre. La tour donjonnée, plus fréquente que la tour ordinaire, marque un château ou une forteresse défendue avec valeur par celui auquel le Souverain en a confié le commandement.

Tour à poivrière

Petite tour d'angle

Tour de castille

Les armes du Royaume de Castille, sont un Château.

Tour de guet

Tour ou clocher qui sert à faire le guet.

Tourelé

Qui porte des tours. Se dit surtout de la couronne chargée de tours que portent certaines déesses. Syn. de Bastillé.

1905 Qui porte des tours. Se dit surtout de la couronne chargée de tours que portent certaines déesses. Syn. de Bastillé.

Tourelle

Tour de faible section.

1679 Les unes sont le plus souvent rondes & crenellees par le haut, les autres quarrees, ayant quelques fenestres & sans porte, ou bien à six ou plusieurs pans, aucunes estans couvertes de gyrouettes. A toutes lesquelles choses faut prendre garde, car quelques fois ce qui ne semble rien ou pas grand cas, met difference entre les armoiries d'un seigneur, & celles d'un autre.

Tourné

Se dit d'un croissant, d'un chevron ou d'un fer à cheval dont l'ouverture regarde le flanc dextre de l'écu.

1772 Ne se dit proprement que d'un croissant dont les cornes regardent le flanc dextre de l'écu, parce que ce n'est pas la situation naturelle du croissant, dont les cornes doivent regarder en haut; et si elles regardoient le flanc sénestre, on le diroit contourné. 1780 Du croissant et autres pièces tournées. 1798 On appelle un croissant mal tourné, celui dont les cornes regardent un côté de l'écu, au lieu de regarder le chef; ce qui est sa position naturelle. 1843 Se dit d'un croissant dont les pointes regardent le côté droit de l'écu. 1885 Se dit du croissant dont les cornes sont tournées vers le flanc dextre de l'écu. 1887 Voir Croissant. 1899 Se dit du chevron et du croissant dont les pointes sont dirigées vers le flanc de l'écu. 1901 Position du croissant dont les deux pointes se trouvent vis-à-vis le flanc dextre. Contourné indique le croissant dans une position opposée, c'est-à-dire dont les pointes sont vis-à-vis le flanc senestre. 1905 Se dit d'un croissant, d'un chevron ou d'un fer à cheval dont l'ouverture regarde le flanc dextre de l'écu.

Tournelle

Petite tour.

1905 Petite tour.

Tournesol

Plante annuelle de grande taille.

1901 Grande et belle plante, vulgairement appelée soleil.

Touron

Petite tour.

Tourte

Sorte de gâteau. Tarte.

1905 Sorte de gâteau. Tarte.

Tourteau

Meuble d'armoiries en forme de pièce ronde et plate, toujours de couleur ou de fourrure, c'est en cela qu'il diffère du besant, qui lui, est de même forme, mais toujours de métal. Le tourteau avait autrefois un nom particulier suivant l'émail dont il était formé : le tourteau de gueules se nommait : guse ; celui d'azur : heurte ; celui de sable : ogoesse ; celui de sinople : volet ou pomme ; celui de pourpre : gulpe, enfin celui de sable chargé d'un gros point d'argent : oeil de faucon.

1679 (Torteau) Ronds & entiers, mais de couleurs, en quoy est seulement la difference des deux (Besan), car tous besans sont de metal, & tous torteaux de couleurs. 1772 Ce mot ne se dit maintenant en blason que de ces représentations de gâteaux qui sont de couleur, à la différence des besans qui sont de métal. Le tourteau est plein comme le besan, sans aucune ouverture, autrement ce seroit un cercle ou un anneau. Il est ainsi nommé, à cause de sa rondeur. Quelques-uns lui donnent différens noms, selon sa différente couleur, et appellent ogoeses ceux de sable; gulpes, ceux de pourpre; guses, ceux de gueules; heurtes, ceux d'azur; et pommes ou volets, ceux de sinople. Tourteau-besan, est une piece ronde d'armoiries, qui est moitié de couleur, et moitié de métal, soit qu'elle soit partie, tranchée ou coupée de l'un en l'autre. On commence à nommer la couleur la premiere. Ce mot vient du latin torta, qui se disoit d'une espece de pains tortillés, qui sont représentés par des tourteaux. 1780 Est une figure ronde, semblable au besant, mais qui est toujours de couleur. 1798 Signifie une pièce d'armoirie ronde, pleine et de couleur; en quoi il diffère du besant, qui est de même figure, aussi plein, mais de métal. Il porte d'or à trois tourteaux de gueules. 1843 Disque, figure ronde et plate comme le besant, dont il ne diffère que parce qu'il est de couleur et que le besant est de métal. 1864 Figures du blason qui représentent un pain rond. 1872 Disque de couleur. 1887 Petit disque de couleur dans un champ de métal. Dans les armoiries allemandes ils ont presque toujours l'apparence de boules. 1899 Meuble d'armoiries en forme de pièce ronde et plate, toujours de couleur ou de fourrure, c'est en cela qu'il diffère du besant, qui lui, est de même forme, mais toujours de métal. Le tourteau avait autrefois un nom particulier suivant l'émail dont il était formé : le tourteau de gueules se nommait : guse ; celui d'azur : heurte ; celui de sable : ogoesse ; celui de sinople : volet ou pomme ; celui de pourpre : gulpe, enfin celui de sable chargé d'un gros point d'argent : oeil de faucon. 1901 Petit disque de couleur dans un champ de métal, ce qui le distingue du besant qui est toujours de métal sur un champ de couleur. 1904 Disque rond toujours de couleur. 1905 Figure de forme circulaire et toujours en émail, à l'inverse du besant, qui a la même forme, mais est toujours de métal.

Tourteau-Besant

Ce meuble se représente moitié couleur moitié métal, parti ou coupé ; dans le parti, c'est la couleur qui paraît à dextre, et dans le coupé la couleur couvre la partie du haut ; le tourteau-besant se met toujours sur un champ ou sur une pièce de métal.

1872 Disque composé d'une couleur et d'un métal. 1887 Petit disque composé d'un métal et d'une couleur, et toujours posé dans un champ de métal. Voir Besant-tourteau. 1899 Ce meuble se représente moitié couleur moitié métal, parti ou coupé ; dans le parti, c'est la couleur qui paraît à dextre, et dans le coupé la couleur couvre la partie du haut ; le tourteau-besant se met toujours sur un champ ou sur une pièce de métal. 1901 Petit disque coupé par un trait horizontal et composé d'un métal et d'une couleur. Il est toujours posé dans un champ de métal : or ou argent. 1905 Pièce héraldique qui est un disque coupé ou parti moitié émail, moitié métal, à condition que la moitié d'émail occupe la partie dextre ou la partie en chef. Voir Besant.

Tourtelé

Se dit de l'écu ou de pièces semées de tourteaux.

1885 S'applique aux pièces chargées de tourteaux. 1899 Se dit du champ, des pièces et des meubles qui sont chargés de tourteaux en semé. 1905 Se dit de l'écu ou d'une pièce héraldique quelconque semée de tourteaux. Quand les tourteaux sont en nombre déterminé, on dit tourtelé de tant de pièces ; si, au contraire, le nombre des pièces n'est pas spécifié, on dit simplement tourtelé de ... ou semé de tourteaux de ... mais alors, l'écu ou la pièce tourtelée comporte des figures entières et sur les bords des fractions de figures.

Tourtereau

Jeune tourterelle.

Tourterelle

Oiseau proche du pigeon.

Tourtre

Oiseau que l'on trouve en armes.

1679 Oiseau que l'on trouve en armes.

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