ARMORIAUX DES COLONIES FRANÇAISES par M. Borel d'Hauterive

Armes: blasons et parfois cimier, légende et devise, tenants et supports et autres ornements extérieurs.
Armorial de SAINT-DOMINGUE extrait des Annuaires.
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MAC CARTHY - Justin, 30 juin 1778, Irlande. La souche des Mac Carthy est une de ces anciennes races qui régnaient sur une partie de l'Hibernie au moyen âge. Elle a formé plusieurs branches, dont une dévouée aux Stuarts vint s'établir en France, où elle fut naturalisée et reconnue d'origine royale par lettres patentes de Louis XVI, qui lui conféra le titre de comte et l'admit aux honneurs de la cour en 1777. Son dernier rejeton fut Justin, comte Mac Carthy, décédé sans alliance le 12 janvier 1861. (Ann. de la noblesse; 1845, p. 232). Le rameau de Saint-Domingue produisit en 1778 un arrêt de maintenue du conseil d'Etat, rendu en sa faveur le 4 août 1769. - D'argent, au cerf de gueules, ramé de dix cors et onglé d'or.
MAC NÉMARA (DE) - 9 novembre 1741, Irlande. Un arrêt du conseil du roi avait reconnu, en 1736, la noblesse de cette famille, venue en France à la suite des Stuarts. Un rameau s'établit en Bretagne, où il produisit ses titres devant l'intendance. Le 18 octobre 1756 mourut le lieutenant général Mac Némara, grand-croix de Saint-Louis, que le roi avait nommé la veille vice-amiral. Son frère cadet, capitaine de vaisseau en 1746, avait reçu la croix de Saint-Louis en 1742. Albert de Mac Némara, sous-lieutenant, obtint la même faveur à l'armée de Condé en 1796, Son père avait été créé comte par lettres patentes de 1782. - De gueules, au lion d'argent, accompagné en chef d'un croissant et accosté de deux fers de lance du même.
MALBEC DE LA VEYSSIÈRE - 12 décembre 1783, Guyenne. On trouve dans la généralité de Bordeaux plusieurs familles de ce nom: Jacques Malbec, seigneur dudit lieu; Raymond de Malbec , seigneur de Peichalus; Guillaume Malbec, bourgeois de Bordeaux, sont mentionnés dans l'Armorial de France de 1696, où Christophe de Malbec, seigneur de Briges, de Chazeaux, de Saint-Jean, lieutenant de la colonelle du .régiment de Morangis, fit enregistrer son blason. Le marquis de Briges, son petit-fils, périt à Quiberon. - De sinople, au cerf passant d'or.
MALVES (DE) - 9 mars 1741, Carcassonne. Le nom de cette famille est de Gua. Le seul titre qu'elle produisit en cette circonstance était un acte de foi et hommage, dont l'enregistrement ne consigne aucun détail. Le Cartulaire du diocèse de Carcassonne, par M. Mahul, dit que Bernard de Gua, baron de Malves, chevalier de Saint-Louis , major pour le roi au Cap (Saint-Domingue), épousa le 29 août 1744 Perrine-Adrienne-Aizeba (Elisabeth) de Breda, veuve du sieur Trousset d'Héricourt, dont elle n'eut pas d'enfants, et que son frère Jean-Philippe de Gua, écuyer, baron de Malves, chevalier de Saint-Louis et major pour le roi à Saint-Domingue, mourut aussi sans postérité en 1770; qu'enfin ils descendent de Jean Degua, marchand drapier à Carcassonne, qui fit enregistrer ses armes en 1697. - De gueules, au chevron d'or, accompagné en pointe d'un poisson d'argent nageant dans une rivière de même.
MANGOUL - Jacques-Maurice, sieur de la Grange, 3 janvier 1718, Saint-Jean d'Angély.
MANOUGUE (DE) - Philippe, écuyer, sieur des Fontaines, 12 septembre 1741, Poitou.
MARESCHAL - François, de la Bergerie, 7 septembre 1729, Champagne. Il descendait de François Maréchal, avocat au parlement et siége présidial de Langres, marié en 1624 à Agnès de Joysel, fille d'Honoré, seigneur de Joysel. L'aîné des arrière-petits-fils issus de cette union, Louis-Charles Maréchal, écuyer, né en 1696, lieutenant de grenadiers au régiment Royal-Vaisseaux, passa au service de Bavière, où il épousa, en 1741, la veuve du comte de Metchs. Le cadet, François Maréchal, sieur de la Bergerie, né à Langres le 2 février 1700, s'établit à Saint-Domingue, où il exerça les charges de conseiller du roi, lieutenant civil et criminel au siége royal de Léogane. Il épousa le 21 août 1729 Marie-Elisabeth Bigot, dont il eut Jacques-François Maréchal de la Bergerie, écuyer, né le 28 octobre 1730. - D'azur, à cinq losanges d'argent, bordés de sable et posés en croix.
MARIGO (DE) - 1725, Bretagne. Éon Marigo, mentionné dans la réformation de 1426, fut l'aïeul d'Yvon Marigo, vivant en 1481 et marié à Catherine le Bourgeois. Leur descendance a possédé les terres de Kerguiffiou, de Ranzoets, de Guermeu, de Villeneuve, dans les ressorts de Ploërmel et de Château-Salins. Elle a été maintenue comme noble d'extraction le 3 mai 1669, et Claude Marigo, écuyer, sieur de la Villeneuve, fit enregistrer ses armes en 1698. La branche restée en France paraît s'y être éteinte, car le Nobiliaire de M. de Courcy dit qu'elle s'est fondue au XVIIIe siècle dans Trédern et Gouzillon. - Écartelé, aux 1 et 4, de gueules, au lion d'or; aux 2 et 3, d'or, à trois rencontres de cerf de gueules.
MARIN - François, écuyer; sieur de Langlée, 3 mars 1718, Bretagne. Ses ascendants étaient, dit-on, originaires du Languedoc et issus de Jean Marin, seigneur de Beauvoisin, dont Marthe Maliane était veuve en 1439. Jean Marin, gentilhomme de la chambre du roi, fixé en Bretagne, y épousa, en 1628, Françoise le Gouvello. Parmi leurs rejetons l'on compte plusieurs conseillers au parlement de Rennes, un page du roi Louis XIV et un lieutenant général mort en 1779, Ils possédaient entre autres fiefs le Sallo, Kerlouay, Surlé, le Chatelet et Langlée. René Marin, seigneur de Montcan, fut maintenu noble d'extraction avec son fils Louis-René de Marin. Mais on trouve aussi Marin, sieur de la Houssaye, débouté à la réformation de 1668 et à l'intendance en 1701. - D'azur, à trois chevrons d'or; au chef d'argent, chargé de trois roses de gueules.
MARQUÈS (DE) - Charles-Joseph, sieur de la Duraizière, 4 juillet 1737. Il était d'origine espagnole, comme son nom l'indique, et descendait de Charles Marquès, dont un rejeton, Michel Marquès, épousa Marguerite de Villa-Diego. Jacques Marquès, échevin de Nantes, devint maire de cette ville en 1585, et René Marquès fut auditeur des comptes en 1627. Marie Marquès était femme de Jean de Santo-Domingo. (Voyez plus loin Saint-Domingue.) Au nombre de leurs seigneuries on comptait la Vairie, le Marais, la Branchouère, la Chabocure, etc. Marquès, sieur de la Contrie, fut débouté à la réformation de 1668. Il y a un substitut du nom de Marquès du Luc à Montpellier. - Coupé, au 1, d'azur, au sautoir alaisé d'or, accompagné en flanc et en chef de trois besants de même; au 2, d'argent, au léopard de gueules, à la bordure d'argent, chargée de six annelets d'or.
MARRIER - Louis, de Chanteloup, 27 janvier 1724, Fontainebleau. On trouve un Marrier, bourgeois d'Orléans, qui fit enregistrer ses armes. - D'or, à une fasce de sable, chargée d'une rustre d'or.
MARTIN (DE) - Jacques, écuyer, chevalier de Castelpers, et Jean-François de Martin, écuyer, chevalier de Viviers, 6 mai 1774, Languedoc. Le nom de Martin est si commun, surtout dans cette province, qu'il était porté par quarante-cinq personnes dont le blason fut enregistré en 1697, et par plusieurs capitouls de Toulouse. On distingue de nos jours ces familles par les noms d'Ayguevives, de Boulancy, de Campredon, de Mentque (dont le sénateur actuel). Celle de Saint-Domingue avait pour auteur Timoléon de Martin, seigneur de Viviers-les-Montagnes, au diocèse de Lavaur, qui en 1697 fit enregistrer ses armes. - De gueules, à trois alérions d'argent volant sur trois ondes du même.
MAUGER - Laurent, 27 avril 1782, Saint-Domingue. Il possédait des terres dans la paroisse des Verrettes. Dans l'Etat des liquidations de l'indemnité, il est appelé Laurent de Mauger, époux de Catherine Dieulefit des Barres. Leur héritière en 1828 était Marie-Joséphine de Villeblanche, née de la Bourdonnaye. Pierre Mauger, sieur des Fontaines, en Poitou, avait en 1697 fait enregistrer ses armes. - D'argent, au buisson de sinople, perché de trois merles de sable.
MERLET - Valentin et Guillaume, 7 janvier 1715, Bordeaux. Laurence Merlet avait épousé vers 1540 Noël du Sault, originaire de la Rochelle. Leur fils puîné alla se fixer à Bordeaux. Jean Merlet, expert juré à la Rochelle, fit enregistrer en 1698 ses armes parlantes. - D'argent, au chevron de sable, accompagné de trois merlettes de même.
MEYNARD (DE) - Charles-Cosme-Marie, de Saint-Michel, 5 mars 1739, La Rochelle. L'Annuaire de 1858 (p. 250) donne une notice détaillée sur cette famille, qui compte parmi ses rejetons plusieurs chevaliers de Saint-Louis, et dont le chef était alors Eugène-Charles-Marie, comte de Meynard, décédé le 28 mars 1866, père de : 1° Charles, comte de Meynard, marié avec Mlle Domezon ; 2° Louise de Meynard, mariée au marquis de Cugnac. - D'azur, à une main appaumée d'or.
MIRAN (DE) - Nicolas, et Louis-Joseph-Nicolas du Mahaut, 16 juin 1777, Saint-Domingue. Les héritiers de Nicolas Miran (sans particule), appelés en 1828 à recueillir l'indemnité furent: 1° Louis-Joseph-Gabriel-Nicolas du Mahaut; 2° le comte Constantin Gravier de Vergennes; 3° le comte de Lentilhac-Sédières; 4° Jean-Gabriel Tournade de Saint-Colomb; 5° Paul de Carbonnel.
MOL - Olivier, chevalier de Kerjean, 11 mai 1753, Bretagne. Une lettre de M. Rouillé, ministre d'Etat, du 12 janvier 1753, avait mandé à MM. Dubois de la Motte et Lalanne, l'un gouverneur général, l'autre intendant de la colonie, que le roi voulait bien permettre que les titres de noblesse du sieur de Kerjean fussent enregistrés par les conseils supérieurs de Saint-Domingue. Sur la requête de sa veuve et de Michel Mol de Kerjean, son fils, un arrêt du conseil du Cap ordonna le 21 février 1753 cet enregistrement avec jonction de la lettre du ministre (formalité qui a été constamment observée depuis cette époque). La famille Mol, qui posséda les seigneuries de Kerjean, de Rumorvan, de Kerenger, de Kerhuel, etc., fut maintenue en 1669. Le Nobiliaire de M. de Courcy la dit éteinte, et il ne parle pas de la branche de Saint-Domingue. - D'argent, à trois ancres de sable.
MONTANGON (DE) - René, de Béard, écuyer, seigneur de Millières et de Longchamp, 7 novembre 1730, Lorraine. La terre de Montangon est située en Champagne, dans les environs de Troyes. René descendait de Nicolas de Montangon, écuyer, seigneur de Crespy et de Rouvroy près de Brienne, qui avait épousé Elisabeth Poiresson, et qui affirma la terre de Crespy le 21 mars 1496. Jean de Montangon, son arrière-petit-fils, fut gentilhomme de la duchesse de Guise. René de Montangon, né le 17 février 1677, capitaine au régiment de Castéja en 1702, ruiné par le système de Law en 1720, mourut à Chaumont le 26 septembre 1753. On trouve encore plusieurs officiers de mérite parmi les rejetons de cette famille, alliée à celles d'Alichamp, de Baleine, de Barney, de Chastenay, de Fumel, d'Hemery, de Lux, de Rommecourt , de Saint-Belin, de Saucière, etc. - Gironné d'or et d'azur de douze pièces.
MONTLÉARD (DE) - Achille-Louis, chevalier de Humont, 3 mai 1728, duché de Nemours. Il appartenait à une ancienne famille de l'Orléanais, dont les preuves généalogiques n'ont jamais été publiées, et il était fils de Pierre de Montléart, qui fit enregistrer ses armes en 1697. Le chevalier de Rumont épousa le 24 juillet 1724 Madeleine-Françoise-Marie Heurtevaut, fille unique et héritière de feu Jacques Heurtevaut, capitaine du quartier du Cul-de-sac à Saint-Domingue. Elle mourut en couches le 9 octobre 1725. Leur fils, Louis-Jean de Montléart, mousquetaire du roi, épousa Marie Butte, et mourut à Saint-Domingue le 17 août 1755, des suites d'une blessure reçue à Fontenoy. Il laissa deux enfants: 1° Marie-Louis, garde de la marine en 1771, capitaine de dragons, qui épousa en 1786 Marie-Louise de Rouvroy Saint-Simon, fille du comte Henri de Saint-Simon et de Blanche-Elisabeth de Rouvroy Saint-Simon, sa cousine; 2° Sophie-Louise de Montléart, mariée à Alexandre-Joseph, comte de Ségur. Jules-Maximilien Thibaut, né à Paris en février 1787, épousa: 1° Marie-Christine, reine douairière de Sardaigne, née princesse de Courlande-Saxe qu'il avait sauvée de l'incendie au bal du prince de Schwarzenberg; 2° le 12 septembre, la princesse Félicie de la Trémoille, veuve le 19 octobre suivant. Du premier lit sont issus: 1° Henry de Montléart, marié à Vienne (Autriche); 2° Marie de Montléart, sans alliance. - D'azur, à trois besants d'or (alias d'argent).
MORISSON - Jules-Bonaventure, sieur de la Naulière, 4 août 1728, Poitou. Une branche s'établit en Bretagne, où elle posséda les terres de la Bastière, de la Gaulterie, des Rochelles, de Villenoble, de Cressy et de la Raisinière, et où deux de ses rejetons furent déboutés à la réformation de 1668. La souche restée en Poitou y fut maintenue dans sa noblesse. François Morisson, seigneur de la Naulière, Jean-Baptiste Morisson, seigneur de la Bastière, et Jérémie Morisson, marchand bourgeois de Saint-Maixent, firent enregistrer en 1697, au bureau des Sables-d'Olonne, leurs armes. - De sable, à trois roquets d'or.
NARP - François, 13 octobre 1774, Saint-Domingue. Il produisit des lettres de noblesse du mois de janvier précédent. Sa famille se répandit rapidement dans les colonies, où l'on trouve en 1789 François-Timothée Narp des Cossières, François-Hyacinthe Narp de Saint-Yon, Jean-Etienne Narp de Saint-Hélin, et François-Martial, comte Narp-Marcy.
NORAIS - Etienne, écuyer, sieur d'Ortigny, 3 juillet 1687 (au Port-au-Prince), Paris.
NOROY (DE) - 1er juillet 1778, Lorraine. Jean-Louis Norroy, reçu avocat au parlement de Metz le 22 septembre 1687, devint trésorier des troupes du duc Léopold et lieutenant de la maréchaussée de Lorraine. Il fut anobli en 1713. Sa femme était Claude-Françoise Sellier, dont le père avait également reçu des lettres de noblesse en 1661. - D'azur, au lion d'argent, tenant une palme de même.
O'GORMAN - Victoire-Amand-Martin, chevalier, 10 juillet 1786, Irlande.
ONFROY - Roland-Pierre, 1er juin 1768, Normandie. Son fils Jacques-Rolland Onfroy était encore propriétaire à Saint-Domingue en 1789. Il ne faut pas confondre la famille Onfroy avec celle d'Onffroy, dont le nom s'écrit par deux f et qui a été maintenue dans sa noblesse en 1671; élection de Bayeux; généralité de Caen. La première parait tirer son origine de la terre d'Onfroy, au comté d'Eu. La Chenaye-Desbois lui consacre un article assez étendu, mais sans aucune filiation. Il dit en finissant: " Il y a un Onfroy, écuyer, qui demeure actuellement à Saint-Domingue, quartier de l'Ile-à-Vache, qui est de cette famille, laquelle porte pour armes: - D'argent, au lion rampant; au soleil levant d'or. "
O'ROURKE - Edmond et Patrice, 3 février 1773, Irlande. Ils étaient issus d'une ancienne souche dont plusieurs rejetons ont suivi les Stuarts dans leur exil et ont formé des branches en Flandre et en Touraine. Charles-Amédée-Arnold O'Rourke recueillit en 1828 une part de l'indemnité du chef de Patrice-Roche, son père. - D'or, à deux lions léopardés de sable, armés et lampassés de gueules.
O'SHIELL - Barnabé, 1er mars 1786, Irlande. Il avait épousé Marie-Thérèse Coustard, dont il eut Barnabé-Bernard et Pierre-Robert-Édouard, auxquels échut en 1829 l'indemnité qui lui était due. La famille O'Shiell avait été reconnue d'origine noble par un arrêt du conseil et par lettres patentes de l'an 1755. Il y avait en 1781 deux lieutenants de son nom au régiment de Walsh, et une de ses branches s'était établie en Bretagne. - D'argent, au lion de gueules, accompagné en chef de deux gantelets et en pointe d'une étoile du même.
PARDIEU (DE) - Guillaume, de Berteville, 1725, Normandie. C'était un rejeton d'une ancienne famille noble du pays de Caux, qui a possédé les fiefs de Maucomble, de Mezy, de Boudeville, d'Escotigny, d'Avremenil, d'Auberton, etc., et qui s'est alliée à celles d'Assigny, de Bailleul, de Bussy, du Croc, de Fautereau, de la Haye, de Lemoine, de Montigny, du Mesnil de Sommery, de Vaudricourt. - D'or, au lion couronné de gueules.
PETIT-THOUARS (DU) - Aubert, 17 avril 1766, Touraine. La famille Aubert était originaire de l'Anjou, où la souche habitait le château de Boumois, près de la ville de Saumur. Elle a produit, entre autres rejetons: 1° Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars, célèbre botaniste, né en 1758; 2° Aristide, frère du précédent, capitaine de vaisseau, qui commandait le Tonnant au combat d'Aboukir, où il périt le 1er août 1798; 3° l'amiral Abel Aubert du Petit-Thouars, qui fut désavoué en 1842 pour avoir expulsé des États de la reine Pomaré le missionnaire Pritchard, auquel les chambres votèrent une indemnité. En revanche, ses concitoyens lui offrirent une épée d'honneur, et en 1848 il fut nommé représentant à l'Assemblée législative. - D'azur, à un haubert d'or.
PEYRAT - Jean-Joseph, 16 juillet 1763, Paris. Il avait déjà produit ses titres, le 7 janvier 1744, devant le conseil supérieur de la Martinique. Il y est porté comme originaire du Limousin.
PINEAULT - Henry-Gabriel, sieur de la Joubretière, 6 décembre 1728, Bretagne. Le nom de cette famille se trouve aussi avec l'orthographe Pineau et Pinault. Outre la terre de la Joubretière, située en Vendée, dans l'arrondissement des Sables-d'Olonne, elle a possédé celles de Lormois, du Boisbriand, de la Villehouin, etc. Jacques Pineault, sénéchal de Blain, avait été anobli en 1649; deux autres rejetons, seigneurs de la Champonnière, furent déboutés à la réformation de 1668. - D'argent, à trois fasces de gueules; au franc-canton d'azur, chargé de trois fusées d'or, posées en bande.
PIVART - François, écuyer, sieur de Chastulé, Norvilliers et autres lieux, 12 mai 1739, Blois. Cette famille s'est alliée à la maison de la Rochefoucauld par le mariage d'Adélaïde-Marie-Françoise Pivart de Chastulé, dame d'honneur de l'impératrice Joséphine, avec Alexandre-François, comte de la Rochefoucauld. Leurs enfants, qui recueillirent l'indemnité en 1828, furent les comtes Jules, Polydore et Wilfrid de la Rochefoucauld et la princesse Aldobrandini. La famille Pivart ne paraît pas avoir eu d'armoiries, car leur description est restée en blanc dans la généalogie complète et détaillée de la maison de la Rochefoucauld, publiée dans le tome VII des Pairs de France, par le chevalier de Courcelles. Françoise Pyvart, veuve de François de Beauharnais n'ayant pas présenté d'armoiries à l'enregistrement, en 1697, d'Hozier lui donna pour armes: - D'or, à une fasce d'azur chargée d'une perle d'or.
POILLEY (DE) - Claude-Angélique et François-Barnabé, écuyers, 10 mai 1726, Normandie. La souche était bretonne et remontait à Geoffroi de Poilley, échanson de la reine Anne en 1498. Elle a possédé les terres de la Chaussée, du Chalonge, de Landecot, de Saint-Hilaire, de la Cocheraye, etc., en Bretagne, et elle a formé deux branches, dont l'aînée s'est fondue dans du Bourgblanc et l'autre dans Princey. Le rameau normand était représenté en 1698 par: 1° Nicolas de Poilley, écuyer, sieur de Beauval; 2° Pierre, écuyer, seigneur des Guérots; 3° Jean-Baptiste, écuyer, seigneur de la Valette, et Raphaël de Poilley, qui firent enregistrer leur blason dans l'Armorial de France de 1696, où ils sont appelés aussi Poilly, nom d'une famille toute différente, originaire de Picardie. - Parti d'argent et d'azur, au lion léopardé de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.
POMARÈDE (DE) - Jacques-Roric, écuyer, sieur dudit lieu et de la Raillade, et Roric de Pomarède, frères, 9 janvier 1756, Guyenne. Le nom patronymique de cette famille est Lafforgue.
PONTHEROTE (DE) - Nicolas-Bernard et son frère, 9 novembre 1734, canton de Fribourg.
PORTELANCE - Charles-Louis, 19 juillet 1785, Paris.
PORTES (DES) - De Saint-Nunec, 9 décembre 1716, Bretagne. La souche remonte à Guillaume des Portes, vivant en 1513 et marié avec Louise de Kerangal. Il s'en est détaché plusieurs branches, entre autres celle du Lezardo, fondue dans le Guermeur, et celle de Saint-Nunec, fixée à Saint-Domingue. On y rattache aussi celle des Portes de Saint-Père, établie au Maine, dont l'Annuaire de 1849 a donné une notice généalogique détaillée. La branche de Bretagne, habituée dans les évêchés de Vannes et de Cornouaille, y a possédé les seigneuries des Portes, de Saint-Nunec et du Lezardo. Elle a été maintenue d'ancienne extraction en 1669. - Losangé d'or et d'azur, à une grande losange de gueules en abîme.
POTHENOT - Jean-Baptiste, 8 juillet 1744, Saint-Domingue. Il produisit seulement ses lettres de gentilhomme de la grande vénerie du roi. Ses fonctions à la cour font croire qu'il était parent de Nicolas Pothenot, chapelain de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne, et chanoine de l'église royale de Saint-Quentin. Jean-Baptiste-Hugues Pothenot de Saint-Cyr était colon à Saint-Domingue en 1790. Nicolas Pothenot, mentionné ci-dessus, avait fait enregistrer ses armes, en 1697, au bureau de Versailles. - D'argent, à la croix ancrée de sable; au chef cousu d'or, chargé de deux palmes de sable.
POULPRY (DU) - Sébastien-René, de Kerillas, 8 juin 1757, Bretagne. Issu d'une ancienne maison noble et fils d'Alain-Jacques du Poulpry, il avait, suivant un arrêt du conseil du Cap du 4 mai 1741, dérogé à la noblesse en exerçant pendant plusieurs années le métier de maçon. Mais le 2 août 1752, il fut réhabilité par le conseil d'État, et une lettre adressée à ce sujet par le ministre aux administrateurs de la colonie les prévient que le principal motif de la détermination du roi est " pris du droit que la coutume de Bretagne donne à un gentilhomme de laisser dormir sa noblesse et d'exercer tel métier mécanique que bon lui semble, pourvu qu'avant sa mort il ait quitté ce métier, et de reprendre ensuite sa noblesse, sans autre formalité que d'en faire sa déclaration au plus prochain juge royal de son domicile; le parlement de Bretagne est même dans l'usage de dispenser de cette formalité. En sorte que si le sieur du Poulpry étoit retourné dans sa patrie, il y auroit joui sans contestation des priviléges de sa noblesse. " (Moreau de Saint-Méry, t. III 1 p. 670.) La famille du Poulpry, que M. de Courcy dit éteinte en 1827, a produit au siècle dernier un lieutenant-général. - D'argent, au rencontre de cerf de gueules.
QUINOT - Jean-Baptiste, écuyer; Charles Quinot, écuyer, conseiller du conseil supérieur, commissaire et contrôleur de la marine, et Eustache Quinot, 4 juillet 1736, Champagne. Nicolas Quinot, écuyer, seigneur de Longsaulx, était notaire à Pigny, 1533-1536. Louis Quinot était doyen des conseillers du roi et assesseur du lieutenant particulier au bailliage et siége présidial de Troyes en 1697. Il fit enregistrer son blason dans l'Armorial de France, registre de Champagne. Deux de ses parents remplirent la même formalité: Eustache Quinot, écuyer, au bureau de Troyes, et Joseph-Jean-Baptiste Quinot, prêtre, docteur en Sorbonne, au bureau de Versailles. - D'azur, au chevron d'or, accompagné de trois étoiles de même.
RABY - Joseph-Claude, 20 juin 1771, Dauphiné. Les nobiliaires de cette province ne mentionnent pas sa famille. Mais on voit par l'Armorial de France de 1697 qu'Antoine Raby, capitaine châtelain d'Oulx, subdélégué de l'intendant du Dauphiné, ayant négligé de produire son blason ou n'en possédant pas, Charles d'Hozier lui attribua celui qui est décrit plus bas. Un Raby du Moreau figure parmi les colons résidant à Paris qui procédèrent à l'élection d'un député aux états généraux de 1789. - D'argent, à une bande componée d'or et de sable.
RAYMOND (DE) - Louis-Pierre, chevalier, 7 mars 1774, Angoumois; Pierre-Louis et François-Auguste-Frédéric de Raymond, 11 juillet 1780, Guyenne. La souche de ce nom paraît être commune à diverses branches qui existent encore pour la plupart: 1° Celle de Raymond de Folmont et d'Anty, fixée dans l'Agénois et le Quercy, a été maintenue dans sa noblesse à la fin du XVIIe siècle; 2° celle de Raymond des Cheminées, établie dans le Bordelais; 3° celle de Las Bordes dans le Lauraguais; 4° celle de Montjaux en Rouergue; 5° celle de la Gontherie, avec les rameaux de Beausoleil et de Sallegourde dans le Bordelais et le Périgord. Divers rejetons de ces branches ont fait, en 1697, enregistrer leurs armes, qui présentent entre elles d'assez grandes différences, mais qu'on peut rapporter à ce type principal. - Écartelé, au 1, d'azur, à la croix alaisée d'argent ; au 2, losangé d'or et d'azur ; au 3, de gueules, à la cloche d'argent ; au 4, d'azur, à la sphère terrestre d'or, cerclée et montée du même.
RIVIÈRE - François, 5 janvier 1740, Saint-Domingue. Il produisit des lettres de secrétaire du roi qui lui avaient été délivrées le 24 octobre 1738. -
ROBERT - Jean, écuyer, sieur de Routelier, 15 novembre 1741, Périgord. Il y avait aux Sables-d'Olonne deux familles Robert, dont l'une avait le surnom de la Lézardière et portait: - D'argent, à trois quintaines de gueules; l'autre possédait les seigneuries de Nieul, Girouard et Beaufossé, et portait: D'azur, au lion d'or. En outre, nous voyons dans l'Armorial de 1696 que Jean de Robert, écuyer, seigneur de Marcous, fit enregistrer son blason: De gueules, à l'agneau pascal d'argent; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or.
ROBIN - Charles-Eugène, de la Tremblaye, 10 janvier 1740, Bretagne. La souche, originaire du Perche, fut transplantée dans l'Anjou et le Poitou en la personne de Léonor Robin, seigneur de la Tremblaye, marié à Diane de Marconnay, dont il eut François-Joseph Robin, seigneur de la Tremblaye et de Gallouail, chevalier de Saint-Louis en 1705, mestre de camp en 1706. De son union avec Marguerite Parisot, François-Joseph Robin laissa entre autres enfants: 1° Henri-René, qui suit; 2° Marguerite-Thérèse Robin, reçue à Saint-Cyr en 1723, Henri-René Robin, chevalier, seigneur de la Tremblaye, né en 1700, lieutenant de cavalerie, épousa en 1732 Anne-Marguerite de Laage du Rivaux, et fut père de celui qui fit enregistrer ses titres à Saint-Domingue. - De gueules, à deux clefs d'argent, passées en sautoir, accompagnées en chef d'une coquille d'argent, en flancs et en pointe de trois coquilles d'or.
ROBUSTE - Joseph-Olivier-François-Jérôme, de Fredilly, mai 1733, Paris. Le chef de la famille, en 1789, était Jean-Louis-Joseph Robuste, père de Louis-François-Augustin Robuste et de Marie-Louise-Pauline Robuste, veuve Billé, remariée au sieur Raison. Joseph-Olivier Robuste, avocat au parlement, n'ayant pas produit d'armoiries en 1697, d'Hozier lui en attribua dans l'Armorial de France (registre du Limousin, bureau d'Angoulême). François-Philippe de Robuste, écuyer, sieur de Chenusac, fit enregistrer les siennes à Caen. - De gueules, à deux lions affrontés d'or en chef et un rocher du même en pointe.
ROUSSEAU - Léonard, sieur de Magnac, 9 octobre 1780, Angoumois. On voit par les registres de l'état civil que Léonard Rousseau, notaire, né à Lafarge, près Nontron, le 11 février 1753, épousa le 6 août 1776 Félicie-Susanne Poitiers. Il était fils de Jean-Baptiste Rousseau, sieur de la Farge, et de Marguerite Brandy. (Annuaire de 1867, p. 175.)
ROUXEAU - Jean-Baptiste, sieur de Fontenelles, et Guillaume Rouxeau, sieur de Coteaux, 3 mai 1740, Nantes. Les nobiliaires de Bretagne mentionnent deux familles le Rouxeau ou Rousseau, maintenues en 1669 et 1670. L'une d'elles, qui possédait les terres de Kerguelen, de la Villepierre, de Rosencoat, était représentée de nos jours par le général Julien-Vincent-Joseph le Rouxeau de Rosencoat, mort à Saint-Brieuc le 22 octobre 1867. (Voy. pour l'autre famille l'Annuaire de 1867, p, 173.) - D'azur, à trois soleils d'or; au croissant de même en abîme.
RUTANT (DE) - Claude-Etienne, écuyer, 6 mai 1721, duché de Bar. Marie Rutant, veuve d'Audinet; François de Rutant, écuyer, et Pierre de Rutant, ont fait enregistrer leurs armes, en 1697, aux bureaux de Bar, de Metz et de Nancy, avec quelques légères différences dans les pièces et les émaux. Celles de François de Rutant étaient: - D'azur, à une fasce d'argent, chargée de trois têtes de léopard de sable et accompagnée de trois molettes d'or.
SAFFRAY - Guillaume, de Tournemine, sieur de Mailly, 3 mars 1728, Normandie. La maison de Saffray, maintenue en 1598 et en 1666, est encore représentée de nos jours par M. le marquis de Saffray. On trouve aussi en Bretagne une famille de Saffré, dont le Nobiliaire de M. Potier de Courcy dit que la branche aînée se fondit, en 1456, dans celle de Tournemine. - D'argent, à trois fasces ondées de gueules.
SAINT-DOMINGUE (DE) - Jean-François, 16 mai 1771, Espagne. François de Santo Domingo, originaire de Burgos, s'établit en Bretagne, où il épousa, en 1533, Elisabeth de la Presse, et Jean de Santo Domingo, échevin de Nantes en 1587, épousa Marie Marquès. Leurs descendants possédaient les seigneuries de la Prevostière, de la Rouvrais, de la Villeneuve, de la Petite-Rivière. Ils furent confirmés dans leur noblesse en 1665 et maintenus en 1668. - D'azur, à la bande d'or, engoulée de deux têtes de dauphin de même.
SAINT-PAULET - (Voy. Gabriac.) Il y avait en Languedoc deux terres de Saint-Paulet, dont une avait fourni à la maison de la Tour en Lauraguais, aujourd'hui la Tour d'Auvergne-Lauraguais, la qualification de marquis de Saint-Paulet.
SANGLIER - Charles, sieur de Joué, 25 février 1712, Paris. Gilles Sanglier de Saint-Martin produisit aussi ses titres devant le conseil supérieur le 12 janvier 1723. La famille était représentée en 1789 par Edmond-Frédéric Sanglier, dont le fils, Etienne Sanglier, recueillit l'indemnité de colon en 1832. Jacques Sanglier, sieur de Joué, et Charles Sanglier de Joué, capitaine au régiment de Joué, avaient fait enregistrer à Paris, en 1697, leurs armoiries. - D'or, au sanglier de sable.
SÉRAN (DE) - 1725, Normandie. Cette famille, répandue en Normandie dans les généralités de Caen et d'Alençon, est connue depuis Antoine Séran, écuyer, conseiller assesseur de Bayeux en 1697, qui fit enregistrer ses armes en 1697. Léonard de Séran, écuyer, baron d'Andrieu; Gilles de Séran, écuyer, sieur de la Tour; Madeleine-Anne de Séran, veuve de Pierre de Saint-Laurent, et Charles de Séran, écuyer, sieur d'Ambreville, remplirent aussi la même formalité. Henriette-Angélique de Séran d'Andrieu épousa en 1782 Henri de Marguerie. Henriette-Louise-Bernardine de Séran d'Andrieu s'est mariée en 1820 avec Augustin de Fontaines. - D'azur, à trois croissants d'or.
SERCEY (DE) - Guillaume-Antoine et Louis-Charles-Amelin, 16 octobre 1762, Bourgogne. Un second enregistrement de leurs titres eut lieu le 21 décembre 1770. Le comte Éole-Emile de Sercey a été compris dans les indemnités de colons, en 1833, comme héritier des Malivert de Mernes. Jacques de Sercey, écuyer, seigneur de Mercey, marié avec Louise de Pouilly, et Antoine-Rolland de Sercey, seigneur d'Araucey, marié avec Marie Pérard, ont fait, en 1697, enregistrer leurs armes. - D'argent, à la croix de gueules, chargée sur ses branches de quatre roses d'argent, et en coeur d'un écu d'argent, à trois fasces ondées d'azur.
SHEE - Charles-Claude, 15 avril 1768, Saint-Domingue. La souche était originaire d'Irlande, d'où un rameau passa en France avec les Stuarts. Henri Shée, oncle du duc de Feltre, entra comme cadet au régiment de Clarke en 1755, devint général de brigade en 1795, préfet du Bas-Rhin en 1802, sénateur et comte de l'Empire en 1810, pair de France en 1814. Il mourut le 3 mai 1820, laissant une fille unique mariée à Jean-Wulfran d'Alton, et son petit-fils, Edmond d'Alton, fut substitué à sa pairie sous le titre de comte d'Althon-Shée. Une autre branche, entrée aussi au service de France, a donné un chevalier de Saint-Louis. - Tranché d'azur et d'or, à deux fleurs de lis de l'un en l'autre.
SOULFOUR - Alexandre, sieur de Panville, 6 mai 1727, Normandie. Un jugement de maintenue du 17 juillet 1668 a été rendu en faveur du chef de cette famille, seigneur de Gouzangrez, de Vaux, de Garentierre, de Panville, etc.; généralité de Rouen, élection de Gisors. - D'azur, à trois bandes d'argent ; au chef cousu de gueules, soutenu d'or et chargé de trois losanges d'argent.
SUFFREN (DE) - Pierre-André, 19 novembre 1771, Provence. C'était le célèbre bailli de Suffren, qui prit une belle part à la prise de Mahon et se distingua dans les mers de l'Inde. L'Annuaire de 1864 a donné une notice sur sa maison. - D'azur, au sautoir d'argent, cantonné de quatre têtes de léopard d'or.
THIBALLIER - François, écuyer, seigneur de la Motte-Chaumont, 3 juillet 1707, Orléanais. Louis Thiballier, chanoine de l'église collégiale de Sainte-Marie-Madeleine de Verdun en 1697, négligea de présenter son blason aux commissaires royaux de l'Armorial de France; mais Marie des Sablonnières, veuve Thiballier, fit enregistrer le sien au bureau d'Orléans. - De sinople, au duc d'or, perché sur un mont d'argent et accompagné en chef de deux têtes de corbeau du même, arrachées et affrontées.
THOMAS - Charles-Mathurin, chevalier, seigneur de la Reigneraye, 20 février 1770, Bretagne. Il y avait dans cette province plusieurs familles Thomas; celle dont une branche passa à Saint-Domingue est issue de Jean Thomas, qui, en 1427, épousa Perrine de la Goublaye, et a donné: Georges Thomas, gentilhomme de la chambre du roi, député aux états de Blois en 1588; un maréchal de camp, 1704-1716; un abbé de la Vieuville en 1746. Elle a été maintenue d'ancienne extraction en 1668 et a possédé les seigneuries de la Caulnelaye, de Saint-Georges, de Launay, de la Hautière, de la Ribaudière, de la Reigneraye, de Sévérac, etc. Mathurin Thomas, écuyer, sieur de la Reignerais (sic), et deux de ses parents avaient fait enregistrer leurs armes en 1697. - D'or, à une bande engreslée d'azur.
THOMASSIN (DE) - Jean-Baptiste Laurent, 20 novembre 1771, Lorraine. Nicolas Thomassin, originaire de Sorcy, avocat en la cour souveraine de Lorraine et de Barrois, puis lieutenant particulier du bailliage de Lunéville, fut anobli par le duc Léopold 1er le 30 mars 1700. Il devint lieutenant général criminel en 1723. D'autres membres de sa famille avaient aussi reçu des lettres de noblesse. - D'azur, à l'ours d'or, debout et tenant une fleur de lis d'argent.
TILLY - (Voyez le Gardeur, page 391).
TOUR (DU) - Étienne-Marc-Antoine, 5 février 1778, Condomois. Son aïeul Gabriel du Tour, écuyer, ayant épousé, le 2 août 1681, Catherine Pichon du Lys, issue de Pierre d'Arc, surnommé du Lys, frère de Jeanne d'Arc, fut maintenu dans sa noblesse par arrêt de la cour des aides de Bordeaux le 4 septembre 1691. Son père, Richard du Tour, écuyer, capitaine d'infanterie au régiment Dauphin, puis capitaine des châteaux et chasse du prince de Monaco, en 1739, avait épousé Élisabeth de Floyssac. Étienne-Marc-Antoine du Tour, écuyer, lieutenant au régiment de Mauconseil en 1730, fit les campagnes d'Italie, où il reçut deux coups de feu. Après la réforme de ce régiment, il passa au service des colonies et, obtint à Saint-Domingue une commission de capitaine aide-major. Il a épousé, le 18 juin 1743, René de Sauvage, dont il eut deux fils, entrés en 1767 dans les chevau-légers de la garde du roi. - De gueules, à la fasce d'or, accompagnée de deux tours d'or en chef et d'une hure de sable en pointe.
TROTTIÉ - Jean-Baptiste, 21 décembre 1775, Saint-Domingue. Sa famille, encore existante, a pris le surnom de Vaucresson d'une propriété qu'elle possédait près de Versailles. Elle a donné plusieurs officiers de marine et compte aujourd'hui comme rejeton un lieutenant d'infanterie, ancien élève de Saint-Cyr. Il n'a pas été possible de trouver de traces certaines de sa noblesse et de ses armoiries.
VANSSAY (DE) - 17 octobre 1755. Nommé en 1744 enseigne, après avoir servi depuis 1740 dans la compagnie des cadets, le sieur de Vanssay, capitaine des canonniers bombardiers de Saint-Domingue, fut créé, le 23 mai 1759, chevalier de Saint-Louis, avec les sieurs Levassor, Baillardel de Lareintye et plusieurs autres officiers des milices des îles du Levant. Son fils, le comte Achille-Pierre de Vanssay, capitaine aux dragons de la reine en 1789, reçut aussi la croix de Saint-Louis en 1814. La souche, dont s'est détachée sa branche, est originaire du Maine, où est située la terre de Vancé ou de Vanczay, qui, selon le Dictionnaire statistique de la Sarthe, lui a donné son nom. Elle est aujourd'hui représentée par le baron Achille de Vanssay, ancien préfet de la Loire-Inférieure, qui réside au château de la Barre, près de Saint-Calais. Armandine-Jeanne de Vanssay est veuve du baron Berthier de la Salle, et son fils, capitaine adjudant-major aux carabiniers de la garde, a épousé au mois d'août 1861 Mlle Élisabeth-Laure Peloux. - D'azur, à trois besants d'argent, chargés chacun d'une moucheture d'hermine.
VELLIN (DE) - 4 février 1726, Metz. La véritable orthographe de ce nom serait Vellein. Issu d'une famille de robe du Dauphiné, Pierre de Vellein fut reçu conseiller au parlement de Metz le 18 février 1662 et mourut le 1er novembre 1676. Il avait épousé Marie-Marguerite de Fay de Villiers, dont il eut François-Joseph de Vellein, écuyer, nommé conseiller le 18 septembre 1685. - D'azur, à une tête de lion arrachée d'or; au chef d'argent, chargé de trois molettes de gueules.
VEZIEN (DE) - Dominique, écuyer, sieur de la Pallu, 7 mars 1719, Chartres. Armand-Hilaire de Vezien de la Roche avait fait enregistrer ses titres à la Martinique le 5 septembre 1712, et Hilaire Vezien de la Roche remplit la même formalité à la Guadeloupe en 1771. (Voy, l'Annuaire de 1868, p. 405.) La marquise douairière de Vezien, née Marie-Françoise-Claudine de Lumaud, Michel-Dominique de Vezien et Madeleine, comtesse de Pardaillan, propriétaires en 1789, recueillirent leur part de l'indemnité des colons de Saint-Domingue sous la Restauration.
WALSH - Antoine, 18 janvier 1759 ; Irlande. La notice de cette ancienne maison a été donnée plus haut, page 202. - D'argent, au chevron de gueules, accompagné de trois phéons de sable.

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