HERALDIQUE : logiciels, bases, recherches, dessins

Art du Blason : Héraldique / logiciels bases de données dessins armes armoiries recherches et plus...

BOREL D'HAUTERIVE : Histoire des armoiries des Villes de France

Armoiries, armes, blason, écu: dessin réalisé avec Euralsuite.
Dernière pagePage suivantePage précédentePremière page

DIJON

ARMES: de gueules, au chef parti, au 1er d'azur, semé de fleurs de lis d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules, qui est Bourgogne moderne; au 2, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, qui est Bourgogne ancienne.

La commune de Dijon a été établie en 1188 par Hugues III, duc de Bourgogne (dom Plancher). Un sceau du treizième siècle, conservé au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale représente, un cavalier, et sur le contre-sceau règne une bordure de marmousets.
Selon Paillot, Philippe le Hardi, premier prince de la seconde race des ducs de Bourgogne, accorda à la ville et aux bourgeois de Dijon le droit de charger de deux quartiers de ses armes le chef de leur écu de gueules. Telles étaient, ajoute Paillot, les expressions des lettres patentes du 21 septembre 1394, qui sembleraient faire croire que le champ des armes de Dijon était de gueules plein.

Mais il devait être déjà chargé d'un pampre d'or, feuillé de sinople, car on retrouve cette figure héraldique sur la bannière des maires, qui fut faite à cette occasion, et sous l'image de saint Hyacinthe, placée au grand portail des Jacobins, dont la construction remonte au temps du duc Jean sans Peur, et la commune n'aurait pas osé modifier les armes que lui avait concédées son duc, en y introduisant une figure nouvelle.
Ce pampre n'était peut-être qu'un vestige des anciennes diaprures dont les écus étaient généralement chargés (voyez plus loin l'article Troyes). Dans les temps modernes, le champ a été presque constamment représenté de gueules plein. Quelquefois on l'a supprimé tout à fait, et les armes de Dijon ne furent plus que: parti de Bourgogne ancienne, et de Bourgogne moderne.
Pendant la période impériale Dijon porta: parti, au 1er d'azur, au cep de vigne d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules; au 2, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, au chef des bonnes villes (Simon, Armorial de l'empire français).

Histoire

Les historiens ne sont pas d'accord sur les origines de Dijon (Divio), mais c'est une ville fort ancienne ; Grégoire de Tours l'appelle Castrum Divionense, et, en 500, c'est sous les mur de cette ville que Clovis battit Gondebaud. Plusieurs fois prise et ravagée par les barbares, Dijon, qui appartenait aux évêques de Langres, fut en 1015 et après des sièges successifs, donnée au roi Robert le Pieux avec le duché de Bourgogne, et son histoire se confond, dès lors, avec celle du duché lui-même. Elle fut florissante sous Philippe le Hardi et ses successeurs, Jean sans peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. A la mort de celui-ci ; elle revint à la couronne et, en 1513, se défendit héroïquement contre 30 000 suisses. Troublée pendant les guerres de religion, Dijon, grâce à Philippe de Chabot, comte Charny, ne vit pas cependant se commettre dans ses murs les massacres qui avaient ensanglantés Paris, et Henri IV y fit son entrée en 1595, aurais la défaite des Ligueurs à Fontaine-Française. Dijon fut mêlée de loin à la Fronde, mais l'agitation fut de courte durée.