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BOREL D'HAUTERIVE : Histoire des armoiries des Villes de France

Armoiries, armes, blason, écu: dessin réalisé avec Euralsuite.
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LA ROCHELLE

ARMES: de gueules, au navire équipé d'argent, voguant sur une onde au naturel.

L'origine du nom de la Rochelle (en latin Rupelloe) est attribuée à un château du moyen âge nommé en latin Rocca et bâti sur un promontoire. Il est plus simple de rechercher cette étymologie dans la situation même de la ville près des rochers qui bordent la mer.
On trouve une mention de la Rochelle dans une charte de Guillaume Tète d'Etoupe, duc d'Aquitaine, de l'an 961.
Ses armes sont une allusion bien évidente à la prospérité de son port et de son commerce maritime. Elle les possédait depuis longtemps, lorsqu'elles lui furent confirmées en 1757 par Louis XV, en mémoire de sa belle défense contre les Anglais.

Histoire

Quelques historiens ont voulu voir dans La Rochelle le Portus Santonum, de Ptolémée ; en tout cas, la ville est mentionnée dès le Xème siècle. Au XIème, elle fait partie de la baronnie de Châtelaillon, et la destruction de cette dernière en 1126 lui amène un surcroît de population. Dès lors, La Rochelle devient un des premiers port de commerce de cette partie de l'océan. Elle est dotée d'une commune, en 1199, par Eléonore d'Aquitaine. En 1224, assiégée par Louis VIII, elle se rend après une longue résistance. Elle fait retour, en 1360, à l'Angleterre par le traité de Brétigny, mais reste française de coeur, et assiste à la défaite navale sous ses murs, de Pembroke, par l'allié du roi de France, Henri de Transtamare. En 1372, la garnison anglaise, de Mancel capitule devant les bourgeois soulevés. Très prospère au XVème siècle, elle voit sortir de son port, à la conquête de Canaries, Jean de Bethencourt. Au XVIème siècle, irrité par l'extension de la gabelle, ralliée au protestantisme, elle devient bientôt une des principales citadelle de la Réforme, abrite Condé, Coligny, Jeanne d'Albert, et mise au rang de place de sûreté, se défend avec succès contre le duc d'Anjou (1573), en attendant de voir sa puissance maritime détruite par Richelieu en 1627. La révocation de l'Edit de Nantes ( 1685) devait lui porter un dernier coup.