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BOREL D'HAUTERIVE : Histoire des armoiries des Villes de France

Armoiries, armes, blason, écu: dessin réalisé avec Euralsuite.
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MONTPELLIER

ARMES: d'azur, au portail antique d'or, sous lequel est assise une Vierge vêtue d'azur, tenant l'enfant Jésus et ayant à ses pieds un écu: d'or, au tourteau de gueules.

L'origine de Montpellier ne remonte pas au delà du huitième siècle. Cette ville fut donnée en fief, l'an 990, par l'évêque de Maguelonne, à un seigneur du nom de Guillaume, et passa à ses descendants, dont les armes étaient: d'or, au tourteau de gueules. Jacques 1er, roi d'Aragon, ayant hérité par sa mère de la seigneurie de Montpellier, accorda aux bourgeois de cette ville le droit de battre monnaie. Sur les pièces qu'ils frappèrent figure le tourteau, et l'on retrouve encore cette pièce héraldique seule sur un sceau apposé à la charte par laquelle la commune de Montpellier donna son acquiescement au mariage de Claude de France avec le duc de Valois, le 3 juillet 1506 (Archives nationales).

La ville ne posséda de siège épiscopal que sous le règne de François 1er, et ce fut alors, sans doute, qu'elle prit pour armoiries principales la Vierge, sa patronne.
Devise: Virgo mater, natum ora, ut nos juvet omni hora.

Armes - D'IZARNY-GARGAS

D'argent, au tourteau de gueules, surm. d'une Vierge de carnation habillée de gueules, assise sur un trône d'or à l'antique, acc. d'un A et d'un C en chiffre gothique d'argent, et d'un M de même, le tout posé sur azur et enfermé d'une bordure fleuronnée aussi d'argent, avec ces mots VIRGO MATER NATUM ORA UT NOS JUVET OMNI HORA.

Histoire

L'étymologie du nom de Montpellier est très discutée : on hésite entre Mons Pessulus (mont fermé au verrou), ce qui ferait allusion aux palissades qui entouraient la ville ; entre Mons Pistillarius (mont des épiciers) et Mons Puellarum (mont des pucelles). La plus vraisemblable étymologie est Mons petrosus, Monpeirié (montagne de pierre). Formée par deux villages, Montpellier et Montpellieret, dépendant de l'évêché de Maguelonne, la ville fut, en 1204, portée par un mariage dans la famille d'Aragon et passa dans la branche cadette de Majorque (1265-1349). Elle était florissante par son commerce, renommée pour son école de médecine fondée en 1220, son université établie par Nicolas IV. Philippe de Valois l'acheta en 1349 ; mais elle fut cédée par Charles V à Charles le Mauvais, roi de Navarre, et reprise en 1382, sous Charles VI. Montpellier avait une charte dès 1141. Au XVIème siècle, c'était une sorte de république, et, en 1567, quand les protestants s'en emparèrent, elle vécut tout à fait libre jusqu'en 1622, où Louis XIII l'assiégea et la prit. La paix qui y fut signée bientôt après entre Louis XIII et les protestants laissait à ces derniers leurs privilèges politiques. Elle devint alors chef-lieu de la généralité du Bas-Languedoc.